La députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif (au centre) a fait l’annonce de la subvention de 71 000$ en compagnie de la présidente du CAALT Rachelle Chachai et de la directrice générale du CAALT, Laurianne Petiquay.

Plus de 70 000 $ pour le Centre d’amitié autochtone

LA TUQUE — Le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT) pourra poursuivre son travail de prévention et intervention en matière d’exploitation sexuelle des jeunes grâce à une subvention de 71 000$ octroyée par Québec. La députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, en a fait l’annonce, mardi, à La Tuque.

«Mon gouvernement s’est clairement positionné afin de lutter contre l’exploitation sexuelle des jeunes. Ces abus sont totalement inacceptables et brisent la vie de milliers d’entre eux», a lancé Marie-Louise Tardif.

La somme de 71 000 $, octroyée par l’entremise du Programme de prévention et d’intervention en matière d’exploitation sexuelle des jeunes (PPI) du ministère de la Sécurité publique (MSP), servira à la continuité du projet Kicteritcikewin qui a été lancé l’année dernière.

«Si cela donne des résultats concrets et le besoin est là, ça va nous faire plaisir de remettre la main à la pâte l’année prochaine. C’est une nécessité», a noté Mme Tardif.

Le Centre d’amitié autochtone de La Tuque mise sur la concertation afin de mieux connaître la problématique de l’exploitation sexuelle, d’arrimer les actions des différents partenaires et d’offrir des activités de prévention. L’un de ses objectifs est la mise en commun des informations pour dresser le portrait de l’exploitation sexuelle sur son territoire.

Concrètement, l’argent servira à payer une ressource pour coordonner toutes les actions qui se font en lien avec le projet et de financer les activités.

«Le projet est culturellement pertinent à la réalité des autochtones vivant sur le territoire du Haut Saint-Maurice. Il vise à augmenter les facteurs de protection des jeunes autochtones principalement de 12 à 25 ans. Ce projet a déjà permis de monter des ateliers et des activités de prévention et de concertation avec les autres services existants. Plus de 150 personnes ont été rejointes et sensibilisées, ça fait la différence. Nous sommes très fiers de poursuivre le projet», a lancé Rachelle Chachai, présidente du CAALT.

«Concrètement, les jeunes sont plus informés et mieux outillés. Parfois, quand on parle de sexualité, c’est gênant pour les jeunes, mais même si c’est gênant ils apprennent des choses, dont le respect», a ajouté Laurianne Petiquay, directrice générale du CAALT.

Kicteritcikewin signifie respect en Atikamekw, une valeur prônée par le Centre d’amitié autochtone qui «s’applique dans toutes les sphères de la société». D’ailleurs, on ne manque pas de dénoncer les propos racistes à l’endroit de jeunes hockeyeurs atikamekw dans les dernières semaines.

«On doit porter le respect dans tout ce que l’on fait, c’est ce que l’on répète toujours. […] Ce n’est pas la première fois qu’il y a ce genre de situations. On fait des actions contre ça, on accompagne les gens là-dedans, on les invite à dénoncer… Ça fait longtemps que le problème existe au hockey et à tous les niveaux, pas seulement au hockey mineur», note Laurianne Petiquay.

La députée de Laviolette–Saint-Maurice a elle aussi été touchée par la situation du jeune Yan-Maverick Quitcith qui a été traité de Kawish durant un match de bantam B.

«J’ai envoyé un message au jeune Yan-Maverick pour lui dire de ne pas lâcher et de ne pas se laisser faire. Il ne doit pas se laisser démotiver par ça. Il doit montrer qu’il est plus fort que ceux qui disent des bêtises, mais ce n’est pas facile. On se positionne contre ça évidemment, mais on va laisser les instances travailler», a conclu Marie-Louise Tardif.