Le président de la Fondation Sunny D. Extrême, Alain Desbiens.

Plus de 230 jeunes participants au projet Sunny Action

SHAWINIGAN — Ce sont plus de 230 jeunes, répartis dans cinq régions du Québec, qui se sont inscrits au projet Sunny Action cet été. Depuis le 25 juin dernier et pour les huit prochaines semaines, ils ensoleilleront la vie de plus de 350 aînés en CHSLD.

Âgés de 12 à 17 ans, les participants ont pour mandat d’animer les milieux de vie des résidents. Par leurs actions, ils contribueront à la mission du projet, celle de créer des liens intergénérationnels et contrer l’isolement social.

À travers les années, M. Desbiens a observé plusieurs bienfaits concernant le bénévolat. «J’ai eu des échos positifs des jeunes et des parents. Ça fait du bien à tout le monde. Il y a des jeunes qui rentrent au début et ils sont vraiment gênés. Ils sont mal à l’aise et quelques semaines après, ce n’est déjà plus la même personne», soutient le président de la Fondation Sunny D.Extrême Alain Desbiens.

Les bénévoles grandissent à travers cette expérience. «Les jeunes réalisent qu’ils sont capables de faire des choses et ça apporte un plus chez eux. Le jeune devient plus responsable et peut-être un peu plus humain à force de côtoyer des gens du troisième âge», précise M. Desbiens. Les participants prennent rapidement goût envers cette activité. Plusieurs jeunes participent au projet depuis déjà cinq ans, appuie-t-il.

«Il faut dire que je suis particulièrement fier parce que tout est fait en la mémoire de mon garçon», exprime le président. La Fondation Sunny D.Extrême a été créée en mémoire de Sunny, le fils de M. Desbiens, décédé accidentellement à l’âge de 14 ans. L’adolescent avait l’habitude de visiter les personnes âgées pour partager sa joie de vivre. Ainsi, les projets de la fondation prolongent l’influence positive de ce jeune garçon et son engagement dans la communauté.

Depuis sa création en 2007, l’initiative shawiniganaise a pris beaucoup d’expansion.

Actuellement, cinq régions adhèrent au projet Sunny Action, soit: les CIUSS de la Capitale-Nationale, de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, et de l’Estrie ainsi que le CISSS Chaudière-Appalaches, en plus de celui de la Mauricie-Centre-du-Québec, où le projet est né.

«Je suis présentement à mon comble. Je ne pourrais pas être plus heureux que je sois là. C’est vraiment stimulant de voir à quel point le projet prend de l’ampleur. Ça donne le goût de continuer», confie le président.

L’avenir s’annonce prometteur pour la fondation. Plusieurs autres régions ont manifesté leur intérêt à se joindre au projet, c’est le cas entre autres de la Gaspésie, l’ouest de Montréal et la Ville de Québec.