Le député de Maskinongé, Marc H. Plante, a accueilli à Sainte-Ursule Luc Dostaler, maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et administrateur de la FQM, le ministre des Transports, André Fortin, le député Marc Carrière, Joé Deslauriers, de l’Union des municipalités du Québec, et le député Norbert Morin. Les députés Carrière et Morin ont été responsables de la tournée de consultations concernant la refonte du programme de voirie locale.

Plus d’autonomie et plus d’argent pour la voirie locale

SAINTE-URSULE — Depuis le temps que les municipalités du Québec réclament plus d’argent pour entretenir leurs routes et plus d’autonomie pour y parvenir, voilà que le gouvernement répond à ces deux demandes en allégeant la gestion des programmes de voirie locale et en mettant plus de fric dans la cagnotte.

André Fortin était à Sainte-Ursule mardi matin pour annoncer la bonne nouvelle. Le ministre des Transports confirme que Québec ajoute 50 millions de dollars au programme d’aide à la voirie locale qui atteint 224,7 millions de dollars. De ce montant de 50 millions de dollars, 30 millions de dollars vont à l’entretien du réseau routier local et 20 millions de dollars sont consacrés aux projets de réhabilitation du réseau routier.

Le programme prévoit également que le budget consacré aux chemins à double vocation (pour les municipalités ayant des activités forestières sur leur territoire) sera augmenté. La part du kilomètre montera de 832 $ à 2000 $.

La refonte du programme gouvernemental inclut la fusion de sept programmes en un seul. Les normes sont clarifiées, les exigences administratives sont allégées et le processus d’approbation du MTQ pour l’obtention des sommes d’argent est simplifié.

«On répond à une demande historique. Il était temps de revoir la formule. Cette donnée datait de 25 ans. On fait confiance au monde municipal pour prendre les bonnes décisions et on sait qu’on doit vous simplifier la vie», a déclaré le ministre Fortin devant plusieurs maires de la MRC de Maskinongé.

Le ministre assure que toutes les municipalités profitant de ce programme recevront minimalement le même montant, alors que plusieurs municipalités auront une majoration du montant. C’est le cas au sein de la MRC de Maskinongé, alors que 14 des 17 municipalités recevront davantage grâce à cette majoration du budget.

Sainte-Ursule fait partie des municipalités dont le montant du programme sera bonifié. La Municipalité recevra 60 000 $ de plus, ce qui porte son aide à 130 000 $ par année.

Selon le maire, Réjean Carle, la refonte du programme d’aide à la voirie locale permettra non seulement de miser sur plus d’argent, mais aussi de consacrer moins d’énergie en responsabilités administratives. «Les critères sont simplifiés, les règles administratives sont simplifiées. Ça aide les petites municipalités qui ont moins de personnel qu’une grande ville. Quand le personnel remplit de la paperasse, il n’est pas ailleurs pour faire autre chose», explique le maire Carle.

Le ministre Fortin reconnaît que le rehaussement du budget de la voirie locale était nécessaire. Cette demande des associations municipales date de plusieurs années, mais il aura fallu attendre mai 2018 pour en arriver à cette conclusion.

«Les municipalités veulent faire plus de projets. À regarder l’état des chemins municipaux, on se rend compte qu’elles ont besoin de les faire. Aujourd’hui, on a les moyens d’aider les municipalités, ce qui n’était peut-être pas le cas au cours des dernières années. On a les marges de manoeuvre nécessaires, on a des demandes des municipalités. C’est une demande de longue date et on a les moyens de remplir cette demande», explique M. Fortin.

Luc Dostaler, maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et administrateur au sein de la Fédération québécoise des municipalités, voit en cette annonce une réelle reconnaissance de la compétence municipale. «Ce sont des gens honnêtes, dévoués, qui travaillent pour leur Municipalité. Je pense qu’il y a aura plus de projets. Mais il faudra assurément une indexation du budget du programme. On a du temps à rattraper. Il faut que ces montants suivent la hausse du coût de la vie.»

À ce sujet, André Fortin refuse de se mouiller. Le ministre des Transports affirme qu’il faudra voir l’état des finances publiques avant de s’avancer vers une indexation des budgets. Toutefois, il précise que la formule sera révisée aux deux ans, car le gouvernement se basera sur l’indice de dévitalisation des municipalités.

«On comprend la demande des municipalités de toujours vouloir en faire plus, observe le ministre. Il faudra voir si c’est possible»