Les commissions scolaires se préparent à faire analyser l’eau des buvettes.

Plomb dans l'eau des écoles: On attend les directives du ministère

TROIS-RIVIÈRES — Les trois commissions scolaires de la région sont en train de donner suite à la procédure transmise récemment par le ministère de l’Éducation en vue d’évaluer la teneur en plomb des sources d’eau potable qui se trouvent dans leurs écoles. Elles sont toutefois en attente des autres directives à venir avant d’interdire l’usage de certaines fontaines d’eau.

À la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, on lancera un appel d’offres public au mois de février afin de trouver une firme qui procédera aux prélèvements d’échantillons dans les 2717 points d’eau des écoles de son territoire. «Nous avons terminé de relever l’ensemble des points d’eau dans chacune de nos bâtisses», indique la porte-parole, Anne-Marie Bellerose. Cette étape était essentielle à la préparation des appels d’offres, dit-elle.

Pour l’instant, il n’y a aucune directive demandant de laisser couler l’eau cinq minutes avant de la boire ni d’apposer des affiches au-dessus des buvettes à cet effet. «Selon les résultats que nous obtiendrons des tests effectués à nos différents points d’eau, nous apporterons, si nécessaire, toutes les mesures correctives requises en conformité du guide du ministère», précise Mme Bellerose.

Les commissions scolaires, rappelons-le, doivent avoir terminé leurs tests au plus tard le 23 juin prochain, pour les écoles primaires et le 1er novembre pour ce qui est de leurs autres établissements.

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy devra faire analyser 1310 points d’eau dans ses écoles primaires et 1407 dans le reste de ses établissements, dont ses écoles secondaires et ses centres de formation.

La Commission scolaire de l’Énergie, de son côté, a déjà répertorié toutes les sources d’eau potable de ses établissements. D’ici le résultat des tests, les points d’eau ne sont pas fermés, mais «la consigne est de laisser couler l’eau avant consommation», indique la porte-parole, Amélie Germain-Bergeron, et cela, même si «dans les écoles, les systèmes de plomberie font en sorte que l’eau est en circulation quasi continue», dit-elle.

Pour l’instant, les écoles de ce territoire n’ont pas disposé non plus d’affiches indiquant de faire couler l’eau cinq minutes avant consommation. Ces affiches «sont prévues pour être installées à la suite des tests d’eau complétés», précise Mme Germain-Bergeron. «Si un test révèle une quantité de plomb plus élevée que la norme, le point d’eau sera immédiatement fermé. Une affiche y sera apposée et une communication sera envoyée aux parents», dit-elle.

La porte-parole signale que «des analyses de concentration de plomb dans nos établissements ont déjà été effectuées de façon aléatoire au cours des dernières années. Aucun échantillon, jusqu’à présent, ne démontrait une concentration de plomb non conforme.»

Les parents qui désirent donner des bouteilles d’eau à leur enfant pour apporter à l’école peuvent le faire, précise-t-elle.

À la Commission scolaire de la Riveraine, on est en train de répertorier les diverses sources d’eau des écoles du territoire. La Commission scolaire croit ne pas avoir besoin d’aller en appel d’offres pour faire les analyses d’eau. «L’analyse sera effectuée dans le respect des modalités établies par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et à l’aide des appareils qu’il fournira», indique la porte-parole, Émilie Guay.

En ce moment, «les points d’eau sont condamnés dans les écoles où l’ancienne méthode d’échantillonnage affiche une non-conformité. Pour les écoles alimentées en eau par la municipalité, aucun avis de non-conformité n’a été signalé dans la dernière année. Pour deux écoles alimentées par un puits, les points d’eau ont été condamnés dans la dernière année, ce qui n’était toutefois pas en lien avec les concentrations de plomb», précise Mme Guay. «Les occupants des établissements où des points d’eau ont été condamnés ont bien sûr accès à l’eau potable», précise-t-elle.