Une trentaine de personnes ont manifesté devant les bureaux de la ministre Julie Boulet, vendredi matin.

Plaidoyer pour se faire entendre des élus

Une trentaine de représentants de la Coalition interrégionale du 1er mai ont manifesté, vendredi matin, devant les bureaux de la ministre Julie Boulet dans le secteur Grand-Mère afin de faire entendre leurs revendications. La Coalition dénonce notamment le «refus complet» au dialogue de la part de la députation libérale.
La Coalition, qui regroupe des organisations communautaires, des associations étudiantes ainsi que des grandes centrales syndicales, avait tenté d'obtenir des rencontres avec les députés de la région depuis la marche du 1er mai afin de faire valoir leurs revendications, notamment en ce qui concerne la question entourant le salaire minimum à 15 $. «Nos demandes auprès des députés libéraux de la Mauricie sont restées dans l'indifférence. On ne nous répond pas, on ne donne même pas suite», déplore François Melançon, porte-parole de la Coalition au Centre-du-Québec et en Mauricie.
C'est donc de façon symbolique qu'ils ont manifesté devant le bureau de la ministre Boulet, vendredi matin. «C'est la ministre responsable de la région. Elle a aussi une responsabilité sur le plan démocratique d'entendre les revendications des différents groupes», croit M. Melançon.
La Coalition milite pour l'amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs de la région. Une amélioration qui passe, selon l'organisation, par la hausse du salaire minimum à 15 $ de l'heure. «Les études l'ont démontré, c'est la base acceptable pour espérer se sortir de la pauvreté. C'est tout à fait indécent qu'au Québec, à l'heure actuelle, avec les profits et surplus générés et un taux de chômage qui n'a jamais été si bas, que des familles aient besoin d'avoir recours aux banques alimentaires pour boucler leur budget», déplore François Melançon.
Par ailleurs, la Coalition est aussi d'avis que l'amélioration des conditions de travail passe par une hausse significative du financement des organismes communautaires et des entreprises d'économie sociale pour leur permettre d'offrir des conditions de travail décentes à leur personnel qui se constitue principalement de femmes.
Le regroupement espère maintenant que l'action posée vendredi matin portera ses fruits et que les organismes pourront être entendus par les députés libéraux de la région. «Il y a un horizon électoral dans un an. On va se souvenir de l'écoute qu'on aura pu recevoir. De notre côté, on va continuer de faire entendre notre message et amener sur la place publique nos revendications qui sont, dans le contexte économique actuel, plus que légitimes», ajoute François Melançon.