Le stationnement de la Place Cascade ne sera peut-être pas pavé avant l’arrivée de l’hiver.
Le stationnement de la Place Cascade ne sera peut-être pas pavé avant l’arrivée de l’hiver.

Place Cascade: la fin des travaux repoussée

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
Shawinigan — Les travaux d’aménagement d’un nouveau stationnement à la Place Cascade, le long de l’avenue de la Station, pourraient ne pas être terminés avant la fin de l’année si le froid et la neige s’installent rapidement. Ce contretemps a été provoqué par un problème de communication entre Olymbec, propriétaire du site, la Ville de Shawinigan et le ministère des Transports dans la préparation du raccordement à l’égout pluvial, qui a tant fait rager les automobilistes les 8 et 9 octobre.

En effet, ceux qui sont passés dans ce secteur lors de ces deux journées pensaient revivre les fameux travaux de réfection de la route en 2014 tant la circulation était dense. Le chantier était contourné par le centre-ville et l’avenue des Cèdres, où les travaux au Château Bellevue imposent déjà un rythme ralenti.

Le ministère des Transports indique qu’Olymbec avait obtenu la permission de travailler de 8 h à 16 h le 8 octobre, puis de 9 h à 16 h le lendemain, afin que le chantier soit libéré en fin de journée pour l’heure de pointe.

«La durée des travaux a été dépassée», reconnaît Émilie Lord, porte-parole au MTQ. «Le ministère est à analyser les recours qui sont possibles et les mesures à prendre pour éviter que cela se reproduise.»

Le propriétaire du site a visiblement voulu rattraper un retard pour des raisons hors de son contrôle.

«Ce qui a été plus long que prévu, pour nous, est le délai que nous avons dû subir pour être capables d’assurer la coordination pour le branchement de l’égout», explique Marc Laliberté, directeur régional des opérations pour Olymbec. «Ça faisait un mois qu’on attendait pour le branchement.»

«Au début, on se coordonnait avec la Ville», poursuit-il. «Après, on nous a dit qu’il fallait parler au MTQ... La balle allait d’un côté et de l’autre. On s’est aperçu que les deux ne se coordonnaient pas toujours ensemble! Ça a amené un peu de confusion.»

La coordination des feux de circulation, qui devenaient des arrêts obligatoires pendant ce court chantier, a aussi représenté un enjeu, selon M. Laliberté. Des signaleurs sont venus en renfort.

«Le ministère voulait qu’on accélère les travaux (de raccordement) et qu’on les fasse en une seule journée, mais c’était impossible puisque pour la troisième couche d’asphalte, nous devions attendre 24 heures», explique le directeur régional. «Il y a eu un peu de confusion dans la coordination entre les différents intervenants, soit entre nous, la Ville et le MTQ. C’est malheureux, mais ce n’est pas la première fois que ça arrive et peut-être pas la dernière!»

M. Laliberté ne s’attend pas à des sanctions particulières du MTQ à la suite de cet imbroglio.

«Nous avons suivi toutes les directives», assure-t-il. «Nous essayons désespérément de satisfaire les exigences de tout le monde et je vous avoue que ce n’est pas toujours facile. Je pense que nous avons réussi, bien que ça ait créé un peu de perturbation à la circulation, mais c’était inévitable à certains moments.»

Olymbec s’attendait à terminer ce stationnement avant l’arrivée de la saison froide. M. Laliberté ne peut maintenant le garantir.

«Nous sommes tributaires de la température», laisse-t-il tomber. «Si la météo coopère, nous pourrons finir avant la fin de l’année. On prévoyait terminer le chantier à la mi-novembre, mais la coordination de l’égout pluvial nous a fait perdre un mois. On pousse pour finir avant la fin de l’année, mais sinon, l’asphaltage final sera fait l’an prochain.»

Rappelons qu’une fois complété, ce stationnement pourra accueillir jusqu’à 125 véhicules.