Robert Aubin, député fédéral de Trois-Rivières.

Place aux dossiers de transport

TROIS-RIVIÈRES — Ce sont définitivement les dossiers de transport qui feront l’objet des premières discussions officielles entre le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin, et le nouveau maire Jean Lamarche.

«Les dossiers de Trois-Rivières sont connus et ne changent pas parce que le maire change. Ça va être un plaisir de travailler avec Jean Lamarche, qui est un élu d’une nouvelle génération. De toute évidence, on va se rencontrer très prochainement pour des dossiers qui sont essentiels», a fait savoir le représentant du NPD.

Selon lui, le train à grande fréquence se veut un incontournable. «Je ne pense pas qu’on ait beaucoup de dichotomie dans notre vision de développement face à ça. Mais on va voir comment on peut faire équipe en commun pour mettre la pression sur le gouvernement pour que, idéalement, le TGF soit une annonce du présent gouvernement et non pas une promesse électorale pour le prochain», a indiqué M. Aubin.

Par ailleurs, celui-ci entend aborder le développement de l’aéroport avec le nouveau premier magistrat. «La Ville a déjà marqué le point il y a quelques semaines lors de sa conférence de presse. On sait qu’il y a des programmes d’infrastructures qui permettraient que le fédéral appuie ce projet-là, parce que, outre la rénovation, il faut bien voir qu’autour de l’aéroport, il y a d’abord toute une industrie aéronautique importante à Trois-Rivières qu’il faut continuer à développer, sur laquelle il faut maximiser», a commenté le porte-parole en matière de Transports.

Mais à son avis, il faut en faire un aéroport régional «capable de rayonner sur tous les grands aéroports canadiens pour nos femmes et nos hommes d’affaires». «Il faut aussi voir s’il n’y a pas moyen de développer des vols avec des compagnies à rabais. J’ai rencontré quelques dirigeants d’entreprises, le dossier de Trois-Rivières n’est jamais fermé, il y a toute une négociation qui est en train de se faire, entre autres, sur les normes de sécurité qui concernent l’ACSTA (Administration canadienne de la sûreté du transport aérien). On est là-dessus présentement au comité des transports, parce qu’il y a quelques mesures dans le budget qui touchent directement l’ACSTA», explique Robert Aubin.

Ainsi, dit-il, « il faut voir quelle tangente ça va prendre et comment on pourrait faire pour assurer les services de sécurité dans des aéroports régionaux comme celui de Trois-Rivières pour leur donner un statut qui permettrait de penser à un voyage à l’international, peu importe que ce soit des vols nolisés vers le sud, ou Trois-Rivières comme plaque de départ pour aller ailleurs».

«Mais à chacun de ces vols-là, c’est toujours les mesures de sécurité qui font achopper le truc, parce que le coût de revient est trop grand. Les conservateurs avaient déjà dit: oui oui, si vous voulez avoir des mesures de sécurité dans votre aéroport, pas de problème, on va le permettre, mais à vos frais. Mais quand on rajoute ça sur le coût du billet, on devient rapidement non concurrentiel», fait-il remarquer.

Pour lui, il faut donc voir «comment sur l’ensemble des aéroports, mais surtout sur l’ensemble des passagers, on peut financer les coûts de sécurité à juste coût».

Outre le TGF et l’aéroport, celui-ci veut aussi voir avec le maire Lamarche «comment on peut aligner nos flûtes dans nos champs de responsabilité respectives pour lutter contre les gaz à effet de serre». «Nous devons travailler conjointement afin que les dossiers aboutissent rapidement et j’espère trouver en Jean Lamarche un allié pour y arriver», confie le député fédéral.

Interrogé au sujet du port de Trois-Rivières, ce dernier considère que «les dossiers avancent bien par eux-mêmes». «Je ne pense pas qu’on ait à faire de grandes sorties publiques. La qualité des dossiers du port et la qualité de l’équipe font foi de tout. Évidemment, s’ils ont besoin d’un coup de pouce, on va être là. On va très certainement s’entendre, l’ensemble des partenaires, le nouveau maire, moi, Gaétan Boivin, pour tirer dans le même sens, c’est déjà un acquis», signale M. Aubin.

Quant à l’élection à la mairie, il se dit déçu du taux de participation. Cela l’inquiète-t-il en vue du scrutin fédéral? «Beau temps et élection de type partielle n’ont probablement pas aidé la participation, mais nul doute qu’une élection générale ayant comme toile de fond l’environnement, la justice fiscale et la justice sociale saura mobiliser le plus grand nombre dont les jeunes déjà mobilisés par les changements climatiques», a-t-il conclu.