Le conseil municipal semble se diriger vers une réfection de la piscine de l’Exposition.
Le conseil municipal semble se diriger vers une réfection de la piscine de l’Exposition.

Piscine du parc de l’Exposition: vers une réfection plutôt qu’un complexe aquatique

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La Ville de Trois-Rivières semble définitivement se diriger vers un scénario de réfection de la piscine du parc de l’Exposition. Si l’idée de la construction d’un complexe aquatique à cet endroit, mais surtout d’une vaste consultation publique, avait été effleurée par des membres du conseil municipal il y a quelques semaines, tout indique que ce n’est pas l’orientation que prendra le conseil municipal pour ce projet. Un projet qui sera inscrit au Plan triennal d’immobilisations à être adopté en même temps que le budget, en décembre prochain.

Le sujet est revenu sur la table à l’occasion d’une réunion à huis clos du conseil municipal qui s’est tenue mardi, et au cours de laquelle le conseil a discuté de l’état de l’ensemble des infrastructures aquatiques de la Ville. Le maire Jean Lamarche n’a pas souhaité donner énormément de détails émanant de cette réunion qui n’était pas destinée à être rendue publique. Il a toutefois confirmé que l’orientation qui se dégageait des discussions était davantage d’y aller pour une réfection que pour la construction d’un centre aquatique.

On se souviendra qu’il y a un mois, les conseillers municipaux Claude Ferron et Mariannick Mercure ont suggéré que devant l’éventualité d’un scénario de réfection de plusieurs millions de dollars, il serait bien de mener une vaste consultation publique pour réfléchir sur l’avenir de ce site. Devant les demandes citoyennes en faveur d’une piscine municipale couverte, Mariannick Mercure suggérait du même souffle que cette réflexion collective pourrait aussi s’orienter vers la construction d’un complexe aquatique intérieur, ouvert à l’année.

«Pour le moment, on se concentre sur la réfection», a mentionné le maire Lamarche, qui n’a cependant pas voulu donner davantage de détails sur ce qui avait été discuté lors de cette réunion. «Ce sont de grandes orientations. Pour le moment, il est beaucoup trop tôt pour dire qu’une décision finale est fixée», indique-t-il.

Toutefois, selon certaines informations obtenues par Le Nouvelliste, deux scénarios plus plausibles seraient sur la table. L’un propose un projet de 12 M$ comprenant la réfection de la piscine avec diminution de sa grandeur complète et ajout de différents aménagements autour du site, dont des arbres et aménagements paysagers qui pourraient notamment amener plus de zones d’ombre à cette installation. L’autre scénario, établi à 16 M$, propose la réfection de la piscine à sa grandeur actuelle.

Dans un scénario comme dans l’autre, la Ville tentera d’obtenir une aide financière dans le cadre du Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives, une enveloppe de 294 M$ récemment annoncée par la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest.

Par contre, tel qu’annoncé dans le communiqué qui présentait ce programme de 294 M$, les Villes et organismes intéressés à soumettre des projets pouvant obtenir une aide financière à l’intérieur de cette enveloppe ont jusqu’au 21 février 2020 pour le faire, ce qui pourrait expliquer l’empressement de la Ville à aller de l’avant avec ce projet, afin de ne pas échapper de potentielles subventions. Pour pouvoir présenter le projet, la Ville devra fournir les plans et devis de même que l’estimation détaillée des coûts, ce qui nécessite que la Ville aille rapidement de l’avant pour entrer dans les délais prévus.