La piscine du CAPS de l’UQTR avant sa fermeture temporaire.
La piscine du CAPS de l’UQTR avant sa fermeture temporaire.

Piscine de l'UQTR: les travaux s’amorceront au printemps

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Les nageurs de la région pourront enfin se réapproprier la piscine du CAPS de l’UQTR quelque part au début de 2021, c’est-à-dire dans un an. La date est désormais assez certaine puisque l’Université mettra la main sur les plans et devis «avant la fin du mois» et ira alors tout de suite en appel d’offres, a indiqué au Nouvelliste le recteur, Daniel McMahon. «J’ai eu encore la confirmation hier (mardi)», dit-il.

«Le processus d’appel d’offres, c’est une couple de semaines et on va en soumission après», dit-il.

«On veut avoir des travaux dès ce printemps, c’est sûr. Combien de temps ça va prendre? C’est l’ouverture des soumissions qui va nous dire l’étendue du temps de réalisation de ces travaux-là, mais c’est une priorité pour nous de réactiver ça», assure le recteur.

Lorsqu’on lui demande quand les nageurs pourront enfin profiter de cet équipement sportif de premier plan pour la région, Daniel McMahon répond: «Si on est chanceux, ça va être à la fin de l’année en cours. Moi, je prétends que ce sont des travaux de six à huit mois sûr, sûr, mais je dis ça à travers mon chapeau. On parle probablement du début 2021 si on veut être réaliste», analyse-t-il.

Rappelons que le seul bassin de 50 mètres de la région, que quelque 30 000 personnes fréquentaient chaque année, devait initialement être fermé entre les mois d’août 2018 et janvier 2019 afin d’y effectuer des travaux de rénovation de 1,2 M$. Or, quelques surprises découvertes en début de chantier, à la suite de la démolition du pourtour de la piscine, ont forcé la suspension des travaux et la demande d’expertises. Le litige qui s’en est suivi est toujours devant les tribunaux.

Ce n’est toutefois pas ce litige qui a retardé les travaux qu’on espérant voir se terminer dès 2020. «On voulait être sûr que ce n’est pas nous qui serions obligés de payer. Il y avait un travail qui se faisait en parallèle avec les assurances. Elles ont demandé d’avoir des expertises de leur part. Nous avions nos expertises, elles ont demandé leurs expertises. C’est un peu ce jeu-là qui a pris un peu plus de temps pour que toutes les parties aient la même image», explique Daniel McMahon

«Ce qu’on sait, c’est que les travaux sont beaucoup plus considérables que ce qui avait été escompté au départ», dit-il. «On parle de 4 à 5 millions $. C’est majeur, les travaux qui doivent être faits.» C’est finalement presque une piscine neuve dont bénéficieront les nageurs dans un an.

«Le contentieux se règle en parallèle» des travaux qui reprendront sous peu, précise-t-il.

Le recteur assure que la pyrrhotite ne fait pas partie de l’équation.

L’UQTR entend profiter de ces travaux majeurs pour s’avancer dans son calendrier de rénovations. En effet, «on en profite pour faire des travaux qui n’étaient pas planifiés pour être réalisés cette année», indique M. McMahon.

«Dans la piscine, il y a des travaux qui étaient planifiés pour dans deux ans,», mais aussi bien en profiter pour tout régler par la même occasion, explique-t-il. Notamment, «il y avait toute la question de la filtration. Tout ça, c’était prévu dans un calendrier d’entretien normal dans deux ans. Tant qu’à ouvrir les murs de la piscine, on est aussi bien de tout régler. On refait le tour au complet. C’est comme si on refaisait la piscine ou presque», dit-il.