Au Centre-du-Québec, le boulevard des Acadiens (ci-dessus), à Bécancour, apparaît au 2e rang, suivi par quatre routes de Drummondville, soit les rue Saint-Pierre et Saint-Georges. Au cinquième rang, le boulevard Saint-Joseph, la rue Lindsay à Drummondville et le chemin Craig, à Chesterville sont ex aequo.

Pires routes: deux mentions pour Shawinigan dans le palmarès de la Mauricie

TROIS-RIVIÈRES — Contrairement aux années précédentes, aucune artère de la région se retrouve dans le palmarès peu enviable des pires routes du Québec du CAA-Québec, en 2019. Toutefois, Shawinigan se démarque encore une fois sur le plan régional avec deux mentions, soit la rue Trudel et l’avenue du Tour-du-Lac qui occupent respectivement le 3e et le 4e rang. Et le grand gagnant est - ou le grand perdant c’est selon - : le chemin Fitzpatrick à La Tuque qui arrive en première position en Mauricie, et pour ce qui est du Centre-du-Québec, c’est la route 116 qui se démarque.

Les deux routes en tête de liste de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont sous la juridiction du ministère des Transports. À La Tuque, on est bien au fait de la situation du chemin Fitzpatrick. «Il n’y a pas une assemblée [publique] où je n’en parle pas», lance Pierre-David Tremblay, le maire de La Tuque. Le conseil municipal a reçu une pétition en septembre 2018 de citoyens souhaitant la réfection de cette route. Une rencontre avec le ministère des Transports s’est tenue le 22 novembre de la même année. Le ministère assure dans une lettre datée du mois de janvier qu’un projet en cours de préparation «permettra d’améliorer de façon durable le confort de roulement, le drainage ainsi que la sécurité des usagers de la route, notamment par la reconstruction de la chaussée ainsi que l’uniformisation de la largeur des voies et des accotements». Toutefois, aucune date n’aurait encore été arrêtée pour la réalisation des travaux. Le ministère doit notamment obtenir des autorisations environnementales. 

M. Tremblay mentionne que le chemin Fitzpatrick est un point névralgique. «On y trouve toutes sortes d’usagers. Il y a du transport lourd, il y a des usagers qui habitent à La Croche, il y a même du transport vers les barrages d’Hydro-Québec. C’est une route qui est assez utilisée, elle est importante», note-t-il.  La problématique se situe principalement entre le Club latuquois et l’entrée de la route 25, soit environ 3 ou 4 kilomètres. Il semble que sa configuration et sa position sur le bord de la montagne constituent des obstacles à sa réfection. En effet, les travaux doivent être autorisés par le ministère de l’Environnement en raison notamment de la présence de plans d’eau à proximité.  «On est toujours en attente des approbations du ministère de l’Environnement. (...) C’est quand même une priorité du ministère [des Transports]. On fait tout ce qui est possible de faire pour la corriger le plus tôt possible, mais on est à la merci des décisions gouvernementales», souligne M. Tremblay.

En attendant, quelques travaux d’asphaltage ont été effectués. 

Le chemin Fitzpatrick apparaît régulièrement dans ce palmarès. L’an dernier, il était au 3e rang. La route Marchand à Champlain occupe le deuxième rang. Le maire de Champlain, Guy Simon, souligne que la route Marchand n’a pas été considérée comme une priorité par le ministère des Transports pour une réfection à court terme. C’est plutôt le rang Sainte-Marie qui fera l’objet de travaux.  «Elle [la route Marchand] est endommagée, mais ce n’est pas une route qui est aussi utilisée que le rang Sainte-Marie. C’est un lien intermunicipal beaucoup plus achalandé», explique-t-il. «Il faut y aller progressivement avec les priorités qu’on a», ajoute-t-il.

À Shawinigan, on trouve particulier que les deux routes qui se trouvent dans le palmarès du CAA soient en plein chantier. «C’est questionnable», estime Véronique Gagnon-Piquès, porte-parole de la Ville de Shawinigan. La rue Trudel a fait l’objet de travaux d’asphaltage pas plus tard que la semaine dernière. Pour ce qui est de l’avenue du Tour-du-Lac, elle est en chantier depuis l’an dernier. Les travaux d’asphaltage dans ce secteur débutent cette semaine. 

En Mauricie, la route Thibeault à Saint-Luc-de-Vincennes clôt le palmarès régional avec la cinquième position.

Au Centre-du-Québec, des travaux sont prévus sur la route 116  entre Warwick et Saint-Christophe-d’Arthabaska dès cet été «afin d’améliorer le confort de roulement et d’assurer la sécurité des usagers de la route», précise le ministère des Transports, dans un courriel. Le montant estimé du contrat se situe  à 6.1 M$. Les travaux s’échelonneront sur 14 semaines. Cette route était aussi en première position en 2018.

Toujours au Centre-du-Québec, le boulevard des Acadiens, à Bécancour, apparaît au 2e rang, suivi par quatre routes de Drummondville, soit les rue Saint-Pierre et Saint-Georges. Au cinquième rang, le boulevard Saint-Joseph, la rue Lindsay à Drummondville et le chemin Craig, à Chesterville sont ex aequo.

À Bécancour, on a pris acte de ce palmarès et on a réagi sur les chapeaux de roue. Dès lundi après-midi, le conseil qui était réuni en assemblée extraordinaire en a profité pour voter une résolution demandant au ministère des Transports de procéder aux travaux qui s’imposent. Selon le maire, Jean-Guy Dubois, ce sont 800 mètres de ce tronçon qui sont problématiques entre le viaduc de l’autoroute 55 et l’avenue Bergeron. «Il est dans un état effectivement lamentable», souligne-t-il, sans détour. Lors de la randonnée Bécancour à vélo, les cyclistes avaient même été prévenus d’être particulièrement prudents à cet endroit et de modérer leur vitesse. Le sujet avait été déjà abordé officieusement avec le ministère des Transports par le passé. «On va lui donner un caractère plus officiel. Ça vaut la peine qu’on s’en occupe», note-t-il.

C’est le boulevard Gouin Est, à Montréal, qui est au sommet du top 10 du CAA. Rappelons que c’est le vote de la population qui permet au CAA-Québec d’établir ce palmarès. Cette année, il a connu un record de participation avec 21 000 votes enregistrés aux quatre coins du Québec.