Le chemin de la Réserve à Shawinigan fait partie des pires routes au Québec.

Pires routes 2018: Shawinigan dans le top 10

Shawinigan — Le chemin de la Réserve à Shawinigan figure au huitième rang des dix pires routes du Québec, selon le palmarès CAA Québec 2018. Et selon le maire Michel Angers, des travaux ne sont pas nécessairement prévus à cet endroit.

«On investit ce qu’il faut pour essayer de réparer les routes les plus endommagées. En même temps, il y a toutes sortes de demandes. On a un plan de réhabilitation des routes et des infrastructures et on va le suivre. Ce n’est pas parce que le CAA nous dit qu’il faut absolument aller faire ça qu’on va aller faire ça», a fait savoir le premier magistrat.

Deux autres routes de Shawinigan font partie du top cinq régional, soit le Rang Saint-Olivier (2e) et le boulevard des Hêtres (4e). Le Chemin Fitzpatrick, à La Tuque (3e) et le Rang du Lac-Caché, à Saint-Alexis-des-Monts (5e) complètent la liste peu enviable.

Au Centre-du-Québec, c’est la route 116, à Warwick, qui occupe la première position, suivie du Rang du Petit-Saint-Esprit, à Saint-Léonard-d’Aston. Fait à noter, le Chemin Saint-Thomas, à Sainte-Thècle, est disparu du top 10 cette année après y être apparu pendant deux ans.

Au niveau provincial, c’est le boulevard Gouin Est, à Montréal, qui trône au sommet du palmarès. L’organisme de défense des intérêts des automobilistes rapporte que le piètre état de cette chaussée a suscité 12 000 signalements en à peine un mois.

Outre le chemin de la Réserve, les autres tronçons qui apparaissent au sein du palmarès des pires routes du Québec sont la Traverse de Laval, à Lac-Beauport; le chemin Saint-Henri, à Mascouche, dans Lanaudière; le chemin de la Rivière-Châteauguay, à Ormstown en Montérégie; la route 389, sur la Côte-Nord; l’avenue Marcel-Villeneuve, à Laval; la route de la Rivière à Grande-Vallée, en Gaspésie; l’autoroute 30 en Montérégie et le boulevard Saint-Joseph, à Gatineau.

« Cette mobilisation prouve que les gens tiennent à un réseau routier sécuritaire. Cela nous permet de demeurer optimistes, parce qu’on sait que le palmarès Les pires routes interpelle les décideurs. Et notre objectif premier ne change pas, on veut donner une voix aux usagers du réseau afin que nos routes soient bien entretenues », insiste la vice-présidente communications et affaires publiques de CAA-Québec, Sophie Gagnon.

Le ministère des Transports du Québec a annoncé, début juin, la reconstruction de 6 km de la chaussée de l’autoroute 30, près de Contrecœur, alors que cette artère s’est maintenue dans le top 10 tout au long de la campagne. «Hasard ou pas? Ce qui compte, c’est que ça roule doux», fait-on remarquer.

Autre bonne nouvelle, Québec a annoncé, fin mai, une refonte et une bonification de l’ordre de 50 millions $ par année de l’aide à la voirie locale. « C’est un pas dans la bonne direction, mais il faudra continuer à investir pour combler l’important déficit d’entretien du réseau routier de 15 milliards $ », rappelle Mme Gagnon.

Avec 12 000 signalements pour Les pires routes, Mme Gagnon confirme que CAA-Québec remettra la somme de 3500 $ à sa Fondation, qui utilisera cette somme pour favoriser le déploiement des brigades scolaires, vouées à la sécurité de nos jeunes.

Finalement, CAA-Québec a avisé par écrit le ministère des Transports et les municipalités qui figurent dans le top 10. Un suivi sera fait auprès d’eux et leurs réponses seront publiées. «Est-ce que les élus tiendront compte du verdict des usagers? À suivre!», conclut-elle.