L’instigateur de la pétition, Rémi Provencher, va maintenant se déplacer au bureau du député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.
L’instigateur de la pétition, Rémi Provencher, va maintenant se déplacer au bureau du député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

Pétition pour sécuriser la 55 à Bécancour: «Il faut passer de la parole aux actes»

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
BÉCANCOUR — C’est finalement une pétition de 444 signataires que Rémi Provencher a déposée lundi au conseil municipal de Bécancour afin de sécuriser les entrées sur la 55 et les sorties se trouvant au niveau des intersections comprises entre les villages de Saint-Grégoire et Saint-Célestin, soit les rues Thibodeau, Forest (devenant Saint-Laurent) et Prince «avant de procéder au doublement de l’autoroute».

«Le dossier doit demeurer actif et il faut passer de la parole aux actes», a lancé l’instigateur de cette démarche réalisée de personne à personne, et ce, à l’aide de citoyens.

Selon le maire Jean-Guy Dubois, «tout le monde est conscient du problème car ça fait longtemps qu’on en parle». «Le ministre a le temps de changer avant que le plan soit déposé. C’est ce qu’on veut tenter d’éviter. Ça se passe au niveau politique car cela implique beaucoup de millions de dollars», a-t-il souligné.

D’ailleurs, M. Provencher se rendra mercredi au bureau du député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, pour y déposer la pétition.

Même si les récentes annonces ministérielles relatives aux investissements routiers dans le Centre-du-Québec n’incluaient pas les travaux réclamés, celui-ci se dit optimiste pour la suite des choses. «Nous croyons que les ingrédients sont tous réunis pour que ce dossier devienne enfin réalité», a-t-il soutenu devant une quarantaine de citoyens présents à la séance mensuelle du conseil municipal tenue exceptionnellement à la salle du club de l’âge d’or du secteur Sainte-Angèle-de-Laval.

D’abord, celui-ci a évoqué les pressions exercées en 2016 par les chambres de commerce du Centre-du-Québec pour réclamer le doublement de l’autoroute 55 entre Saint-Grégoire et l’autoroute 20 et les intentions exprimées en ce sens par le député Martel et même François Legault.

De plus, non seulement la situation financière du Québec est-elle bonne actuellement, mais le débit journalier annuel moyen de circulation entre Saint-Grégoire et Saint-Célestin le justifie (16 700 contre 12 400 après Drummondville, mais avant Sherbrooke).

Par ailleurs, une étude d’ingénierie remontant à 2011 révèle que la 55 montre des non-conformités importantes et que la diminution du nombre et de la gravité des accidents entraînerait des économies d’environ 85 millions de dollars sur 20 ans. Et parmi les alternatives proposées au niveau des intersections Thibodeau, Forest et Prince, celles-ci pourraient devenir des échangeurs ou des étagements, et ce, avant de doubler un segment de l’autoroute.

«Des accidents continuent toujours à se produire. Encore vendredi dernier, c’est arrivé au coin de Thibodeau et de la 55. Et Transport Scolaire Hélie appuie totalement cette pétition», poursuit M. Provencher.

À son avis, la pire des choses, c’est de rester dans l’ignorance. «C’est pour cette raison que nous demandons à court terme comme premier livrable de la part de notre député ou autres instances décisionnelles à obtenir un plan d’action détaillé avec échéancier de départ et de fin de chacune des étapes», a-t-il fait savoir.

Car trop souvent dans le passé, dit-il, les ministres rencontrés ont démontré de l’ouverture, mais après la construction de l’échangeur au niveau du boulevard des Acadiens de même que certaines solutions visant à améliorer partiellement la sécurité, «nous avons eu la perception que le dossier était tombé au neutre et c’est ce que nous voulons éviter».

«Comme deuxième action, nous demandons à notre député d’intervenir afin d’obtenir la production d’un rapport d’étape au mieux trimestriel, au pire semestriel, au niveau des travaux réalisés. Ces deux livrables nous permettront de suivre l’état de l’avancement des travaux et d’y réagir au besoin», ajoute M. Provencher.

Pour lui, avec les récentes annonces concernant les investissements sur le réseau routier du Centre-du-Québec, «plus que jamais, il faut demeurer vigilant et plus que jamais, il faut intervenir auprès des élus provinciaux».