Nicole Garceau sera à Québec, jeudi, pour le dépôt de la pétition.

Pétition de Saint-Élie-de-Caxton: le document déposé jeudi à l'Assemblée nationale

Saint-Élie-de-Caxton — La pétition demandant au ministère des Affaires municipales du Québec de se mettre le nez dans les affaires de la Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton sera déposée jeudi à l’Assemblée nationale et Nicole Garceau souhaite de tout cœur que cet appel soit entendu par le gouvernement.

Mme Garceau a lancé cette pétition il y a un peu plus de six semaines. Selon les 802 signataires de la version électronique et les quelque 250 signatures récoltées sur la version papier, le travail du maire Robert Gauthier doit être supervisé pour le reste de son mandat, tant les choses vont mal à la Municipalité, soutiennent ces personnes.

«On demande à la ministre Laforest (Andrée, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation) d’intervenir sérieusement ici. On veut que quelqu’un soit déployé à Saint-Élie, prenne en considération ce qu’on dit et étudie la situation», raconte Mme Garceau.

Cette citoyenne soutient que le capital humain est malmené depuis l’arrivée du maire Gauthier. Le départ de nombreux employés au fil des derniers mois témoigne d’une situation difficile, croit-elle.

«Si on était à Québec et qu’il manquait la moitié des fonctionnaires, il se passerait quelque chose. Ici, nous avions des gens de qualité. On dit qu’il y a urgence.»

Plus de 1000 signatures recueillies au sein d’un village de quelque 1800 citoyens sont une bonne récolte, selon Mme Garceau. Le nombre peut paraître décevant en raison de l’invitation lancée par la CSN à ses syndicats affiliés de signer la pétition, la CSN représentant les employés municipaux de Saint-Élie. De toute évidence, cette invitation a été accueillie avec tiédeur par les membres de la CSN qui regroupe 300 000 travailleurs.

«Je ne suis pas déçue (concernant le résultat de l’appel de la CSN), car M. Pratte (Sylvain, membre du Conseil central du Cœur du Québec de la CSN et président du Syndicat régional des employés municipaux de la Mauricie) est sorti sur la place publique et a donné les raisons pour lesquelles il appuyait la pétition. Et il ne faut pas oublier qu’ici, pour chaque citoyen qui signe, il y a un citoyen silencieux», affirme Mme Garceau, faisant allusion au fait que des gens ont refusé de signer le document, car ils entretiennent différents liens avec la Municipalité.

Raison d’être

Lors de la mise en place de la pétition, Mme Garceau a indiqué que le groupe de citoyens faisait affaire non pas avec le député caquiste de Maskinongé, Simon Allaire, mais avec la députée libérale de Verdun et marraine de la Mauricie, Isabelle Melançon.

Cette dernière déposera jeudi la pétition, un document recevable par l’Assemblée nationale, selon elle.

Le point de vue était différent du côté de M. Allaire qui se disait mal à l’aise avec le libellé de la pétition. De plus, le député a déclaré en octobre que Saint-Élie était bien gérée, se basant sur des observations du ministère des Affaires municipales à la suite de deux interventions d’accompagnement.

Malgré cette sortie de M. Allaire, Nicole Garceau estime que la pétition a toujours sa raison d’être.

«La sortie de M. Allaire nous a donné des problèmes. Depuis ce temps, M. Gauthier prend un plaisir à répéter que tout va bien à Saint-Élie. On se demande si M. Allaire est informé ou bien il ne voit pas clair. Nous, on vit à Saint-Élie et on voit ce qui se passe. Si le ministère a envoyé quelqu’un pour regarder les chiffres du maire, là-dessus, on n’est pas inquiet. Mais le maire ne prend pas le temps de demander aux citoyens ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas.»