Julie Dompierre (CLMHC), Ginette Bellemare, mairesse suppléante, le ministre François-Philippe Champagne et sœur Yvette Isabelle.

«Petite rue avec beaucoup d’histoire»

TROIS-RIVIÈRES — Dans le cadre d’une cérémonie tenue vendredi au Musée des Ursulines, le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, a souligné l’importance historique nationale du Complexe historique de Trois-Rivières en y dévoilant une plaque spéciale, et ce, au nom de la ministre responsable de Parcs Canada, Catherine McKenna.

On peut y lire que le Complexe historique de Trois-Rivières, situé le long de la rue des Ursulines, est un exemple remarquable du paysage urbain canadien-français du XVIIIe siècle. Il est composé de cinq édifices institutionnels et résidentiels, dont le couvent et l’église des Récollets (aujourd’hui l’église anglicane Saint-James), le monastère des Ursulines et les maisons Georges-De Gannes et Hertel-De la Fresnière.

«Ce n’est pas une annonce ordinaire. Au nom du gouvernement du Canada, je suis ravi de souligner l’importance historique nationale du Complexe historique de Trois-Rivières. Les désignations historiques reflètent le patrimoine riche et diversifié du Canada et j’encourage tous les Canadiens et Canadiennes à en apprendre davantage au sujet du Complexe historique de Trois-Rivières et de son importance dans l’histoire de notre pays», a déclaré le député de Saint-Maurice-Champlain.

Située stratégiquement au confluent de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent, la ville de Trois-Rivières s’est développée sous le Régime français comme plaque tournante du transport, d’abord pour la traite des fourrures au XVIIe siècle, puis pour les aciéries de la colonie. Durant cette période de croissance, un certain nombre de résidences et d’établissements religieux ont été bâtis sur la rue Notre-Dame, aujourd’hui appelée rue des Ursulines. Les bâtiments associés à ce site ont tous été construits entre 1700 et 1829, dans le style du Régime français de l’époque. Ayant survécu à un incendie dévastateur en 1908 qui a détruit une grande partie de la vieille ville de Trois-Rivières, ces cinq structures rappellent le paysage urbain du Canada français du XVIIIe siècle.

Des premières constructions, seul le mur du fond du chœur du monastère des Ursulines a été épargné par les incendies de 1752 et de 1806. «C’est une toute petite rue avec beaucoup d’histoire», a lancé sœur Yvette Isabelle, de la congrégation des Ursulines de Trois-Rivières.

«L’ensemble architectural témoigne de l’évolution de la rue des Ursulines où s’établirent au fil des ans des notables trifluviens, des militaires de passage et des communautés religieuses», a-t-elle ajouté.

Par l’entremise de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC), le gouvernement du Canada commémore les personnages, les lieux et les événements importants qui ont façonné le pays. À ce jour, plus de 2000 désignations ont été réalisées.