Le Syndicat des employés de soutien de la Mauricie affilié à la Fédération du personnel de soutien scolaire a tenu une première action de mobilisation jeudi, à l’école secondaire du Rocher, à Shawinigan. On aperçoit à l’avant-plan le président du syndicat, Mathieu Laforme.
Le Syndicat des employés de soutien de la Mauricie affilié à la Fédération du personnel de soutien scolaire a tenu une première action de mobilisation jeudi, à l’école secondaire du Rocher, à Shawinigan. On aperçoit à l’avant-plan le président du syndicat, Mathieu Laforme.

Personnel de soutien scolaire: première action de mobilisation

Shawinigan — Le Syndicat des employés de soutien de la Mauricie affilié à la Fédération du personnel de soutien scolaire a tenu une première action de mobilisation jeudi, à l’école secondaire du Rocher, à Shawinigan afin de marquer les 30 jours du dépôt des demandes sectorielles auprès des comités patronaux des négociations. Les conventions collectives arrivent à échéance le 31 mars prochain.

Les représentants syndicaux ont ainsi profité de la rencontre de parents pour distribuer des tracts, histoire de faire connaître leurs demandes à la population, tout en présentant les différents rôles du personnel de soutien scolaire.

«Le but de cette action de mobilisation est de sensibiliser les parents à nos revendications en vue de la ronde de négociation qui débute. Le personnel de soutien scolaire fait partie intégrante de l’équipe-école et paie souvent les frais de plusieurs mythes que nous devons démystifier au quotidien», explique le président du Syndicat, Mathieu Laforme.

L’un des mythes à défaire selon lui, c’est que la plupart des gens pensent que le personnel de soutien est en vacances pendant l’été alors que «80 % de nos membres sont en mise à pied cyclique pendant cette période, donc en assurance-emploi».

«De plus, plusieurs de nos membres doivent combiner deux ou trois emplois pour arriver à subvenir à leurs besoins. Le personnel de soutien doit composer au quotidien avec des postes à statut précaire, que ce soit à cause de postes avec peu d’heures ou avec des horaires brisés.

Malheureusement cette année, à ce jour, treize salariés ont démissionné afin de migrer vers des emplois avec de meilleures conditions de travail», rapporte M. Laforme.

«Lorsqu’on sait que le personnel de soutien scolaire comprend 81 corps d’emploi différents, il est facile de s’imaginer l’importance de celui-ci ainsi qu’à quel point il peut faire une différence dans le quotidien de milliers d’élèves», renchérit-il.

Pas étonnant que les propositions de la Fédération du personnel de soutien scolaire soient axées sur la reconnaissance du personnel de soutien, la qualité des emplois et des services aux élèves.

Entre autres, le syndicat demande d’assurer le comblement rapide des postes devenus vacants afin de nuire le moins possible aux services aux élèves, de réduire la précarité des emplois dans plusieurs secteurs d’activité, d’augmenter le nombre de congés pour responsabilités familiales et en faciliter l’utilisation, de faciliter le retour au travail progressif des salariées et salariés en invalidité et de prévoir un traitement équitable de tout le personnel de soutien, peu importe le secteur d’activité.

Finalement, au plan salarial, on souhaite un rattrapage alors que la rémunération actuelle est inférieure à celle du municipal, du fédéral et du privé, pour des emplois comparables.