Perchaude: une étude de mi-parcours fera foi de la suite

TROIS-RIVIÈRES — Malgré les pressions exercées par l’Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre pour faire lever le moratoire sur la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre, ce sont les résultats d’une étude devant être menée au cours de l’été sur l’état des stocks qui permettra au ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, de prendre la décision finale.

Une rencontre s’est tenue la semaine dernière entre les quatre députés dont la circonscription est adjacente au lac Saint-Pierre, le président de l’Association des pêcheurs, Jean Lévesque et le biologique Raymond Faucher. M. Faucher est l’auteur d’une étude indépendante selon laquelle la ressource est maintenant en assez bonne santé pour que l’on puisse permettre une levée, au moins partielle, du moratoire. Le biologiste recommande également un contrôle de la population des cormorans à aigrette qui sont de très gros consommateurs de perchaudes.

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, était présent à cette rencontre. L’Association a pu faire une présentation aux députés de l’étude élaborée par M. Faucher.

M. Martel rappelle que les députés sont conscients de l’importance de la perchaude dans l’économie régionale. «Le premier objectif, c’était de mettre tout le monde au diapason et de comprendre comment c’est important, la pêche sportive au lac Saint-Pierre», explique-t-il.

Toutefois, «il y a une étude de mi-parcours, cette année», rappelle le député, qui donnera l’heure juste sur l’état de la ressource. «On a convenu qu’on demanderait au ministre responsable d’avoir des résultats le plus rapidement possible et une fois qu’on aura les résultats, on va sensibiliser le ministre. Si les chiffres sont plus concluants, c’est-à-dire que le stock de perchaudes est à la hausse, on va tout faire pour que le moratoire se termine le plus rapidement possible», dit-il.

M. Martel signale toutefois «qu’on est pour la survie de la perchaude. Les chiffres sont inquiétants sauf qu’on attend de voir les résultats de mi-parcours pour la suite», dit-il.

«Il faut qu’on sente qu’il y a une remontée des stocks», précise-t-il. «Au cours des dernières années, c’était plutôt en descendant malgré le moratoire sur la pêche sportive», rappelle-t-il.

«Il y a une grande sensibilité par rapport à l’attrait touristique que ça peut représenter», souligne le député Martel. «On est très sensible à ça. On souhaiterait que ça puisse recommencer, mais en même temps, il faut jouer de prudence», fait-il valoir.

Donald Martel a indiqué que les gens de l’Association comprenaient très bien la position des députés.