Le président provincial de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost, en compagnie du président du Syndicat des employés de soutien de la Mauricie, René Lang.

Pénurie en soutien scolaire

SHAWINIGAN — La pénurie de personnel en soutien scolaire affecte les services aux élèves, dénonce la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS). De passage jeudi à Shawinigan, la fédération a soutenu que 69 % du personnel de soutien en milieu scolaire travaille dans des conditions précaires.

«La pénurie de personnel de soutien scolaire et l’augmentation importante du nombre d’élèves affectent sérieusement la qualité des services offerts aux élèves et ont des impacts nuisibles sur le personnel», dénonce Éric Pronovost, président de la FPSS affilié à la CSQ.

«La plus grande difficulté est certainement le taux de précarité élevé, qui touche 69 % du personnel, dont les trois quarts sont des femmes. Cela a de graves conséquences, surtout que plusieurs sont des mères monoparentales qui doivent boucler leur budget sans pouvoir compter sur un revenu suffisant. C’est très inquiétant et il ne faut pas se surprendre que la Commission scolaire [de l’Énergie] ait de la difficulté à recruter du personnel.»

Le président de la FPSS était de passage à Shawinigan jeudi pour rencontrer les membres du personnel de soutien qui travaillent à la Commission scolaire de l’Énergie. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi en marge de cette rencontre, M. Pronovost était en compagnie de René Lang, le président du Syndicat des employés de soutien de la Mauricie (SESM-CSQ).

Ce dernier affirme que les employés de soutien de la Commission scolaire de l’Énergie sont souvent attirés par des emplois plus avantageux dans d’autres commissions scolaires ou dans le milieu de la santé. «Plusieurs secrétaires et agents de bureau ont démissionné de leur poste pour occuper un emploi ailleurs où ils sont assurés d’avoir une charge de travail moins lourde pour un salaire plus avantageux», affirme M. Lang qui estime que ces départs font «perdre une précieuse expertise à la commission scolaire».

Des employés victimes de violence

De plus, la violence au travail serait un «sérieux problème» à la Commission scolaire de l’Énergie. Un sondage réalisé par la firme ad hoc recherche en collaboration avec la FPSS démontre que durant l’année 2017-2018, 64 % des membres du personnel de soutien ont subi de la violence au travail. «Les élèves sont la source principale de ces incidents qui prennent la forme de coups (63 %), de cris (54 %), de blasphème ou de sacres (53 %) et de propos injurieux (50 %)», indique le syndicat dans un communiqué.

«Il faut que ça cesse et nous ne manquerons pas d’interpeller les gestionnaires scolaires pour qu’ils prennent leurs responsabilités et protègent leur personnel de soutien», ajoute M. Lang.