Selon M. Péladeau, il était tout naturel pour lui de faire passer ses enfants avant ses ambitions politiques, aussi déchirant qu’ait pu être ce choix.

Péladeau demeure évasif quant à un retour en politique

L’ancien chef du Parti Québécois Pierre Karl Péladeau demeure évasif quant à un potentiel retour dans l’arène politique, se décrivant comme étant «en réserve de la république» dans une entrevue accordée à la radio de Radio-Canada, mardi.

Le grand patron de Québecor a rappelé qu’il avait quitté la politique contre son gré, pour des raisons familiales. Il était alors en pleines procédures de divorce avec l’animatrice et productrice Julie Snyder.

«Ce n’était pas mon souhait, bien au contraire», a lancé l’ex-chef politique à l’animatrice de l’émission «Médium large», Catherine Perrin.

«Mais les choses évoluent et nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve.»

Selon M. Péladeau, il était tout naturel pour lui de faire passer ses enfants avant ses ambitions politiques, aussi déchirant qu’ait pu être ce choix. Il estime toutefois qu’il est tout à fait possible pour un politicien de concilier travail et famille.

M. Péladeau a d’ailleurs confié que sa fille de 9 ans Romy, dont il a actuellement la garde partagée, l’a récemment encouragé à faire un retour.

«Évidemment, nous écoutons la télévision ensemble et elle m’a dit la semaine dernière: «Il faut que tu te présentes, il faut que tu y ailles!»», a-t-il raconté.

«Je ne sais pas si je vais suivre ses conseils.»

Il a également souligné que «le Parti québécois a actuellement un chef, et c’est Jean-François Lisée et moi j’ai toujours été attentif à la collégialité».

«Je laisse le soin à mes anciens collègues pour lesquels j’ai énormément d’estime de faire le travail politique sur le terrain et le travail parlementaire qui l’accompagne», a-t-il indiqué, précisant qu’il ne serait pas au Conseil national du parti le week-end prochain.

Changement de paradigme

Les Québécois devraient être appelés aux urnes le 1er octobre prochain, et le Parti québécois bat actuellement de l’aile dans les sondages d’opinion, derrière les libéraux et les caquistes.

Pierre Karl Péladeau s’est dit «attristé» de constater que le paradigme souverainiste/fédéraliste semble avoir changé et que le débat sur la souveraineté intéresse moins les Québécois.

«Nous n’avons pas l’occasion d’en parler, a-t-il estimé. Je persiste à penser que si le Québec avait toutes ses compétences, tous ses moyens politiques, il devrait s’enrichir.»

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, n’a pas voulu se prononcer quant à un retour éventuel de Pierre Karl Péladeau en politique active.

«Je ne veux pas entrer dans ce genre d’analyse, sinon je vais y passer toutes mes journées. Les péripéties du PQ, il en arrive trois fois par jour, donc je ne veux pas passer mon temps à commenter le téléroman péquiste», a-t-il lancé en marge du caucus de son parti, à Sainte-Adèle.

«Ce qui est important pour moi, c’est de me concentrer à faire connaître les propositions de la CAQ. C’est ça qui est ma priorité.»