Pauline Bergeron a célébré ses 107 ans lundi à la résidence La Liberté de Trois-Rivières.

Pauline Bergeron fête ses 107 ans

«Quand j'ai eu 100 ans, une de mes compagnes avait 103 ans. Je me disais que moi, je ne me rendrais pas à 103 ans!», raconte Pauline Bergeron, une sympathique dame dont on a célébré le 107e anniversaire lundi à la résidence La Liberté à Trois-Rivières.
Mme Bergeron est née à Saint-Paulin le 12 juin 1910, dans une famille comptant cinq filles et deux garçons. Elle a vécu à Shawinigan avec son époux pendant 40 ans, avant de déménager à Trois-Rivières. 
Maintenant veuve, la centenaire est mère d'une fille, de deux petits-enfants et de deux arrière-petits-enfants.
«J'ai vécu 22 ans à la résidence Les Marronniers, et je participais à pas mal toutes les activités. Je suis arrivée ici l'année passée, parce que j'avais besoin de soins qu'ils ne pouvaient pas donner aux Marronniers. Ils prennent tellement soin de nous ici, ils nous aident beaucoup», apprécie la dame en décrivant son milieu de vie.
Mme Bergeron se déplace à l'aide d'un déambulateur. Très lucide, elle voit et entend moins bien qu'avant, ce qui limite maintenant ses activités. Anciennement fidèle lectrice du Nouvelliste, elle doit désormais utiliser une loupe pour lire un peu.
Pauline Bergeron était une grande sportive, ce qui peut contribuer à expliquer sa longévité. «De l'exercice, j'en ai fait! J'ai fait beaucoup de vélo. J'ai déjà roulé de Saint-Paulin à Trois-Rivières. Il n'y avait pas de piste cyclable, il y avait des bouts en gravelle, mais il y avait moins de trafic d'autos dans ce temps-là», se souvient-elle.
«J'ai aussi fait beaucoup de ski et de patin, et j'ai beaucoup marché», ajoute-t-elle.
«Mme Bergeron est une dame qui a su évoluer au fil du temps. C'est une femme très à l'écoute de la vie, et elle en a retiré beaucoup de bonheur», témoigne Chantal Houde, animatrice à la résidence La Liberté. 
«C'est une femme forte, de son temps, disciplinée, avec beaucoup de volonté. Elle est même allée à l'Université du Québec à Trois-Rivières à l'âge de 85 ans dans le cadre de cours aux aînés en gérontologie», fait aussi valoir Mme Houde.
«J'ai bien aimé l'expérience. Une de mes petites-filles entrait à l'université, et moi aussi! Ma petite-fille m'a demandé: "Qu'est-ce que tu viens faire à l'université?", et je lui ai répondu en lui demandant: "Toi, qu'est-ce que tu viens faire à l'université?". Elle a dit: "Je viens étudier!", alors je lui ai dit: "Moi aussi, je viens étudier! Je vais apprendre ce qu'ils vont nous montrer!"», relate Mme Bergeron avec vivacité.