Paul Saint-Pierre Plamondon
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Paul St-Pierre Plamondon: le p’tit gars de Trois-Rivières pourrait choisir ce comté

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières - Originaire de Trois-Rivières, le nouveau chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, n’exclut pas de choisir son comté natal pour s’y présenter lors des prochaines élections.

«J’aurai toujours un intérêt spontané ou une espèce de proximité avec Trois-Rivières. Ce sera à moi de voir en temps et lieu quel comté éventuellement, mais je ne ferme aucune porte pour l’instant» a confié celui qui vient de vendre sa maison à Gatineau et qui se dit «libre comme l’air».

Même s’il a pris la direction de Montréal dès l’école primaire, l’homme de 43 ans aura vécu «tous mes Noëls et mes Pâques d’enfance sur le Chemin du Passage au Cap».

D’ailleurs, le p’tit gars de Trois-Rivières caresse de grandes ambitions électorales pour la Mauricie, une région «gagnable» si, dit-il, le PQ mène une bonne campagne et que les gens sentent que son objectif est de relancer le parti et rebâtir le camp du Oui.

«Ce n’est pas impossible de reconquérir la Mauricie qui sont des comtés baromètres. Il y a un bon fond de nationalisme toujours présent en Mauricie. Il faut se rappeler de Duplessis qui était à Trois-Rivières», fait remarquer le nouveau leader péquiste.

L’accès à Internet haute vitesse lui paraît un dossier important pour la région. «Ce sera une promesse qui aura été brisée par la CAQ. C’est impossible de développer sur le plan économique lorsqu’on est complètement déconnecté. Et ça aurait dû faire partie des priorités dès le projet de loi 61 et ça devrait faire partie du projet de loi 66 parce que lorsque le gouvernement parle de relance économique, c’est impensable qu’on ne pense pas aux régions dont certains secteurs sont encore déconnectés», a décrié M. St-Pierre-Plamondon.

«Malheureusement, la CAQ a dit qu’elle n’y arriverait pas et qu’elle n’avait pas l’intention de remplir son engagement avant la fin de son mandat, c’est vraiment inacceptable», renchérit-il.

Par ailleurs, celui-ci considère que Trois-Rivières n’a pas à déverser régulièrement ses eaux usées dans la rivière Saint-Maurice. «C’est le genre de dossier sur le plan environnemental qu’on aurait dû également mettre dans le projet de loi 66 en disant, nous ce qu’on veut, c’est investir dans les secteurs de l’économie qui permettent de faire évoluer nos infrastructures. Nos villes se modernisent. Ça, ça aurait été du bon investissement payant à moyen et long terme, beaucoup plus que de faire des voies supplémentaires ou des routes supplémentaires», a-t-il indiqué.

Malgré cela, le chef du Parti québécois se dit d’accord avec l’objectif d’accélérer des travaux comme le doublement de la 55. «C’est un enjeu qui était économique et sécuritaire. On en est conscient. Oui, il faut agir rapidement. Mais ce n’est pas une raison pour tourner les coins ronds ou tenter de contourner les lois et c’est là-dessus que le PQ a veillé au grain», a-t-il fait savoir.

Au plan du développement économique, M. St-Pierre-Plamondon déplore que «beaucoup de leviers ont disparu sous les libéraux».

«Le Parti québécois a toujours voulu donner du pouvoir économique aux élus locaux et aux communautés localement, ça vaut évidemment pour Trois-Rivières. C’est sûr qu’un gouvernement du PQ serait beaucoup plus proche de la relance économique d’une région comme la Mauricie que ce qu’on voit actuellement avec la CAQ», soutient cet ardent défenseur d’une économie circulaire.

À son avis, développer une économie plus solide et réindustrialiser le Québec «profiterait beaucoup à une région comme la Mauricie».

Au plan politique, il mise sur un discours nationaliste authentique pour non seulement se distinguer de ses adversaires, mais également consolider sa formation politique.

«Il y a déjà des candidatures qui rentrent, j’en suis flatté, on a un momentum, mais il ne faut pas célébrer trop vite», a déclaré l’avocat de formation.

Selon lui, quand la pandémie aura disparu, deux choses vont avoir lieu: un bilan de la gestion du gouvernement et de l’espace pour des discussions politiques plus profondes.

«En temps de pandémie, il y a une tendance à se ranger derrière le gouvernement, mais ce n’est absolument pas garant de l’élection qui suit», a-t-il prévenu en conclusion.