Patrick Charlebois a fraternisé avec le gagnant des cinq premières étapes du World Marathon Challenge, Michael Wardian, après avoir franchi le fil d'arrivée à Marrakech au Maroc.

Patrick Charlebois en 2e position au Maroc

À la veille de la première étape du World Marathon Challenge, Patrick Charlebois avait comme objectif de courir chacun des sept marathons de ce défi en moins de quatre heures. Jamais l'idée de réaliser un temps en bas de la barrière psychologique des trois heures ne lui avait traversé l'esprit.
C'est pourtant ce qu'il a réussi, vendredi à Marrakech au Maroc, en parcourant les 42,2 km de l'étape africaine de ce périple athlétique en 2:57:54, un chrono bon pour le deuxième rang. Sans surprise, c'est l'Américain Michael Wardian qui a franchi le fil d'arrivée en premier en vertu d'un temps de 2:45:33.
Grâce à cette belle performance, Charlebois poursuit sa constante progression au classement général. Il se retrouve présentement en quatrième position, à environ 40 minutes du Tchèque Petr Vabrousek, qui occupe la troisième place. Cependant, le coureur trifluvien ne croit pas être en mesure de reprendre assez de temps au Tchèque au cours des deux dernières étapes pour monter sur la troisième marche du podium à la conclusion de ce défi de courir sept marathons en sept jours sur sept continents.
«Il m'a dit qu'il ne pensait pas faire partie du peloton de tête au début et qu'il est très heureux d'y être. Il ne court pas pour une position mais bien pour compléter le défi. Il ne veut pas risquer de se blesser en décidant d'ouvrir la machine [et de compromettre la fin du défi]. Il est de plus très surpris d'avoir couru un marathon en bas de trois heures, car il ne le visait pas du tout», mentionne le porte-parole de M. Charlebois, Jean Beauchesne.
Comme ce fut le cas la veille à Madrid en Espagne, le Trifluvien a dû se débrouiller sans sa montre de course, qui lui permet de connaître son rythme au kilomètre pendant qu'il court. Il devra d'ailleurs s'en passer également pour les deux derniers marathons. Mais à la lumière de ses deux dernières performances, il semble très bien se débrouiller sans cet outil prisé par de nombreux adeptes de la course à pied.
«Il écoute son coeur et reste prudent. Il est très attentif à son corps et gère ses énergies», ajoute M. Beauchesne.
Bien qu'il ne souffre d'aucune blessure grave, l'athlète de 46 ans doit tout de même composer avec des douleurs aux jambes, un mal nécessaire après avoir couru cinq marathons en cinq jours.
Le départ de la sixième étape, qui aura lieu à Dubaï aux Émirats arabes unis, est prévu pour 1 h samedi matin.