Le maire de Saint-Luc-de-Vincennes, Jean-Claude Milot.

Pas d’eau potable depuis plus d’un mois

SAINT-LUC-DE-VINCENNES — Les quelque 480 résidents de Saint-Luc-de-Vincennes desservis par le réseau d’aqueduc sont privés d’eau potable depuis plus d’un mois. Depuis le 26 septembre, ils doivent faire bouillir leur eau pendant au moins une minute ou utiliser de l’eau embouteillée. Une décision devrait être prise jeudi pour régler définitivement le problème. Toutefois, impossible pour l’instant de savoir quand l’avis d’ébullition sera levé. Assurément, on parle plus de semaines que de jours.

Le conseil municipal va donc se réunir jeudi. «On va prendre une décision. C’est définitif. Ça fait assez longtemps que ça dure», mentionne Jean-Claude Milot, maire de Saint-Luc-de-Vincennes.

Une assemblée publique s’est déjà tenue, lundi soir, à ce sujet. «La séance a été ajournée en fait. Il n’y a pas de décision de prise encore. On a besoin de trouver plus d’informations pour essayer de trouver la meilleure solution», explique Annie Beaudoin, directrice générale de la municipalité. C’est à la suite d’une analyse de routine qu’une très petite quantité d’E.coli a été détectée dans l’eau.

Selon les normes du Règlement sur la qualité de l’eau potable, un avis d’ébullition a dû être émis. La Municipalité devait trouver d’où provient le problème. Le réservoir d’eau potable, qui est situé sur le rang Saint-Alexis, serait en cause. Il doit donc être nettoyé, inspecté et désinfecté. Les coûts risquent toutefois d’être élevés. «Ça engage beaucoup de frais. On doit décider de quelle façon on le nettoie, quel procédé on utilise. (...) Le conseil [municipal] a demandé à évaluer plusieurs solutions et c’est ce qu’on va faire. On est encore dans l’analyse», précise Mme Beaudoin.

Le maire de Saint-Luc-de-Vincennes, Jean-Claude Milot, explique qu’un plan en particulier est préconisé. «La solution qui est suggérée, c’est de nettoyer le bas du réservoir. On consulte aussi les types qui vont travailler là pour qu’ils le fassent vite. Ce qui prôné, c’est de vider le fond du réservoir et de nettoyer les parois en bas.» En ne nettoyant que la base plutôt que l’ensemble du réservoir, cela va amoindrir les coûts ainsi que la durée des travaux.

Même si cela fait plusieurs semaines déjà que les citoyens doivent faire bouillir leur eau, M. Milot assure que les plaintes sont peu nombreuses à l’hôtel de ville. «On n’a pas tant de plaintes que ça. Les gens comprennent. On fait notre possible. On ne peut pas faire plus.»

Évidemment, la situation entraîne des désagréments pour la population. «C’est sûr que c’est une surcharge de travail. On a neuf résidents. Il faut leur laver les mains, les dents avec de l’eau bouillie. Il faut veiller à ce qu’ils n’en boivent pas. Il a fallu couper l’eau dans les salles de bain pour ne pas qu’ils l’utilisent. Ça nous prend des assainisseurs dans le lave-vaisselle. Il faut tout surveiller. Il faut faire la nourriture avec de l’eau bouillie. Les breuvages, le jus d’orange le matin, le café. C’est vraiment un inconvénient majeur», raconte Nancy Blanchette, préposée à la résidence pour personnes âgées Quatre saisons. «Habituellement c’est une semaine ou deux. Mais là, ça fait un mois», déplore-t-elle.