L’école Louis-de-France ne compte pas de nouveaux cas de COVID-19.
L’école Louis-de-France ne compte pas de nouveaux cas de COVID-19.

Pas de nouveaux cas de COVID-19 dans les écoles de la région: «C’est très encourageant»

Trois-Rivières — La Commission scolaire du Chemin-du-Roy a annoncé, mardi matin, qu’aucun nouveau cas de COVID-19 n’a été détecté dans ses établissements, tant du côté des élèves que du personnel.

Il n’y a toujours pas de cas de COVID-19 dans les écoles des commissions scolaires de l’Énergie et de la Riveraine. Pour la directrice de la Santé publique, la Dre Marie-José Godi, «c’est très encourageant» et cela indique que «la décision de rouvrir les écoles, pour les plus jeunes, était une décision judicieuse», dit-elle.

«On le voit, dans l’ensemble des écoles au Québec, ça se passe bien», constate-t-elle. Cela démontre également, dit-elle, que les mesures sanitaires mises en place et appliquées par les élèves, les parents et le personnel, ont permis de contrôler la transmission du virus dans les écoles.

«Même dans notre région, on a 200 écoles qui ont rouvert et sur les 200 écoles, il y en a peut-être trois avec deux classes qui ont été touchées», souligne-t-elle.

«Les enfants qui ont été touchés, de même que les enseignants, ont présenté des tableaux cliniques assez légers, donc n’ont pas eu besoin d’être hospitalisés. Parmi ces enfants et même les enseignants, certains sont guéris et de retour à l’école», précise-t-elle. «Je pense que ça augure bien.»

La directrice de la Santé publique croit qu’il est «important de ne pas mettre en péril le développement des enfants dans le contexte actuel de la COVID-19. Je crois que ça aussi, il faut le voir en termes d’enjeux de santé publique», fait-elle valoir.

«La plupart des enfants qui avaient des contacts à risque élevé, lorsque les contacts ont été évalués et testés, tous les résultats sont revenus négatifs. C’est assez intéressant dans la mesure où les hypothèses actuelles vont dans le sens que les enfants transmettent peu à leur contact», explique la Dre Godi en précisant toutefois que cet énoncé est basé sur «des très petits chiffres, donc, on ne peut pas conclure à partir de ce qu’on a observé sur un petit groupe. Il semble qu’ils ne soient pas des vecteurs efficaces de la maladie», résume-t-elle, mais il faudra encore étudier cette observation pour en être certain, car à cause du confinement, les données sont «vraiment parcellaires».

«Ce qu’on vit en ce moment avec le déconfinement va permettre de mieux comprendre le phénomène», dit-elle.



Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique et responsabilité populationnelle au CIUSSS MCQ.

Du côté des ados

«On voit qu’au niveau des classes, on a augmenté les ratios et plus d’enfants retournent en garderie et à l’école. Au niveau des adolescents, pour certains qui retournent dans les centres de formation professionnelle, dans les camps d’été et les camps de jour aussi, cela nous permettra de mieux étudier le phénomène», dit-elle.

«Pour l’instant, on regarde les plus petits, ceux de moins de 12 ans, mais il va falloir regarder l’ensemble parce que même les adolescents aussi semblent avoir des symptômes très légers lorsqu’ils sont infectés. Chez les enfants, par contre, plusieurs sont asymptomatiques», dit-elle. Et la raison de ça n’est pas encore claire, précise la directrice de la Santé publique.

Lorsqu’un cas est confirmé positif, «on fait une enquête et pour chacune des personnes, on voit les personnes qu’elles ont contactées dans les 14 derniers jours avec aussi, pour les personnes les plus rapprochées, les 24 ou 48 heures avant le début des symptômes. On va évaluer le niveau de risque», dit-elle. «Pour ceux qui ont été en contact très étroit, à moins de deux mètres sans protection respiratoire pendant plus de 15 minutes, on juge que ce sont des contacts à risques élevés», dit-elle. Un isolement de 14 jours avec surveillance des symptômes est alors demandé.

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy a profité de l’occasion pour annoncer que son taux de fréquentation continue d’augmenter dans ses différentes écoles primaires.

Pour la semaine qui s’est amorcée le 8 juin, le taux de fréquentation est en effet passé de 50,5% (1er juin) à 51,12%.

La porte-parole de la Commission scolaire, Anne-Marie Bellerose, indique qu’un seul élève de l’école Saint-Paul qui avait dû aller en quarantaine à cause de la COVID est maintenant de retour en classe. Ces élèves avaient le choix de revenir dès le 4 juin. «Les autres parents ont décidé de garder leur enfant pour le reste de l’année», dit-elle.

Rappelons qu’à la fin mai, trois nouveaux cas (deux élèves et un membre du personnel) s’étaient ajoutés, à l’école Saint-Paul portant à six le nombre de personnes affectées.

Au début juin, un cas a été rapporté à l’école Jacques-Hétu tandis qu’à l’école Louis-de-France, la COVID s’est manifestées chez 11 élèves et un membre du personnel.