Plusieurs espèces de moustiques sont vectrices du VNO au Québec.

Pas de cas de virus du Nil en Mauricie et au Centre-du-Québec

Le bilan 2017 du virus du Nil occidental, qui vient d'être publié par le ministère de la Santé et des Services sociaux, ne fait état d'aucun cas de virus du Nil occidental (VNO) en Mauricie et au Centre-du-Québec, cette année, chez les humains. Même constat du côté des chevaux qui sont surveillés, eux, par le MAPAQ.
Cela ne veut pas dire que le VNO ait quitté le Québec pour autant. La surveillance entomologique des insectes piqueurs qui sont vecteurs de cette maladie fait en effet état de pools de moustiques positifs trouvés dans la région, lesquels représentent 1,2 % des 47 pools de moustiques analysés au Québec.
Le VNO ne semble pas avoir été très actif dans l'ensemble du Canada non plus, cet été. Toutefois, le bilan final, pour le pays, n'a pas encore été publié. Les plus récentes données disponibles sur le site du gouvernement canadien datent du 19 août alors que 12 cas étaient signalés, tous situés en Ontario.
C'est en Montérégie qu'a été trouvée, cet été, la plus grande concentration de moustiques infectés au Québec. D'ailleurs, deux cas humains ont aussi été répertoriés dans cette région. Pourtant, c'est loin d'être l'endroit où l'on a analysé le plus grand nombre de groupes de moustiques, soit à peine 120 par rapport à la Capitale-Nationale où 336 groupes ont été examinés par le Laboratoire de santé publique. Parmi eux, à peine quatre étaient positifs, mais aucun cas humain n'a été déclaré.
En date du 8 septembre, cinq cas de personnes infectées au VNO ont été signalés aux autorités sanitaires pour l'ensemble du Québec, soit 2 en Montérégie, 2 à Laval et 1 en Abitibi-Témiscamingue de même que 5 autres hors Québec.
Rappelons qu'en 2016, 30 cas humains avaient été répertoriés de même que deux décès attribuables au virus. L'année la plus grosse, depuis l'arrivée de ce virus au Québec, fut 2012 avec 134 cas humains et cinq décès. On avait alors noté 428 cas au Canada. Les années 2006 et 2007 furent les moins actives, au Québec, avec seulement un cas humain et aucun décès rapporté à chacune de ces années. Dans l'ensemble du Canada, toutefois, on avait dénombré 151 cas, en 2006 et 2215 cas, en 2007.
«L'absence d'activités VNO documentées chez les moustiques ne veut pas dire qu'il y a absence de risque», rappelle toutefois le ministère. «Il est donc important d'adopter les mesures de protection personnelles lors d'activités extérieures en ville comme à la campagne, en présence de moustiques», souligne le ministère.
Au Québec, les cas d'infection sont identifiés entre juin et octobre, précise de son côté le MAPAQ. En général, une infection au VNO ne provoque pas nécessairement de symptômes. Toutefois, il arrive qu'ils se manifestent sous forme de maux de tête et de fièvre, parfois accompagnés de faiblesse ou de douleurs musculaires, de rougeurs avec boutons, de raideurs dans la nuque, de confusion ou autres signes nerveux «qui, rarement, peuvent entraîner des séquelles permanentes ou la mort», signale le MAPAQ.
La très grande majorité des animaux ne présentent pas de symptômes après une infection au VNO, signale le MAPAQ. Toutefois, il arrive que des animaux sensibles, comme les jeunes oies, les cailles, perdrix, faisans, autruches ou émeus, de même que les chevaux et les cervidés, soient plus à risque.
Parmi les symptômes observables, on note le manque de coordination, les tremblements musculaires, le tournis ou la tête penchée, de la faiblesse, une paralysie partielle, de l'anorexie et plus rarement, de la fièvre.
Le MAPAQ rappelle que des mesures de prévention peuvent être mises en place pour prévenir l'infection chez les chevaux. Il existe des vaccins à donner, en mai, qui les protègent jusqu'aux premiers gels. 
On conseille aussi d'assécher les plans d'eau stagnante, de nettoyer et désinfecter les auges chaque semaine, de garder les animaux à l'intérieur quand les moustiques sont actifs, en particulier à l'aube et au crépuscule. 
Il faut aussi s'assurer que l'écurie est pourvue de moustiquaires en bon état et utiliser un insectifuge approprié en respectant les recommandations du fabricant.
Le même genre de recommandations visant à limiter les contacts avec les moustiques s'applique aussi aux humains.