Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Pas besoin d'être membre de l'UMQ, dit Lévesque

Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque a profité du passage dans ses bureaux du ministre des Affaires municipales Martin Coiteux, mardi, pour l'entretenir sur les différentes priorités de Trois-Rivières au cours des prochaines années.
Du même coup, M. Lévesque n'a pas manqué de lancer un clin d'oeil à son retrait de l'Union des municipalités du Québec en soulignant que la visite du ministre à Trois-Rivières était bien la preuve qu'il n'était pas nécessaire d'être membre d'une telle association pour obtenir le même traitement que les autres municipalités.
Rappelons que la semaine dernière, Martin Coiteux, a déposé son projet de loi 122 sur l'autonomie municipale et ratifié une déclaration sur leur statut de gouvernement de proximité. Ce geste de «décentralisation» a été accompagné de la création d'un fonds de développement économique géré par les régions. Son financement récurrent de 30 millions $ l'an prochain passerait à 100 millions $ en 2021-2022.
Selon le maire, le ministre a tenu à lui rendre visite afin de connaître aussi les préoccupations de Trois-Rivières qui, rappelons-le, a claqué la porte de l'UMQ en juin 2015. «Il faut reconnaître cette façon de faire. Le député Jean-Denis Girard m'a appelé lorsque le fonds a été annoncé et m'a garanti que j'aurais une rencontre avec les gens du ministère. C'est très flatteur et ça démontre clairement la qualité du ministre qu'on a d'informer l'ensemble des joueurs», soutient Yves Lévesque, qui ne cachait pas sa satisfaction de pouvoir discuter en tête-à-tête avec Martin Coiteux, sans devoir le faire dans le cadre d'une rencontre en même temps que tous les membres de l'UMQ.
«On n'est pas obligé d'être membre d'une organisation pour avoir l'information. Je pense que c'est une liberté d'être membre ou non d'une association, mais ce n'est pas une obligation de rencontre. C'est tout à son honneur que d'accepter de venir nous voir ici pour nous transmettre l'information et entendre nos préoccupations», croit Yves Lévesque.
Liste d'épicerie
Évidemment, le maire n'a pas manqué de dresser une liste des principaux projets sur lesquels il fonde beaucoup d'espoir pour le futur. Parmi eux, le projet de train à grande vitesse sur la rive nord, de même que la construction d'une plus grande aérogare pour l'aéroport trifluvien. «C'est un aéroport à vocation régionale, mais supporté par la Ville de Trois-Rivières. On cherche à aller chercher de l'argent au niveau provincial et fédéral pour nous permettre de construire cet aérogare. C'est un projet essentiel pour le développement de ce secteur», signale Yves Lévesque.
Ce dernier espère d'ailleurs que l'attribution des programmes annoncés par le gouvernement se fasse dans la simplicité bureaucratique, à l'instar du programme fédéral de la taxe sur l'essence, qu'il apprécie particulièrement. «C'est le plus simple aussi pour les municipalités, car on a une assurance sur le montant qu'on va avoir. On peut prévoir et budgéter plus facilement. On assure aussi une équité entre l'ensemble des municipalités et on enlève la bureaucratie. Ce que je déplore beaucoup, c'est la façon qu'on distribue l'argent, c'est souvent le premier arrivé, premier servi», constate Yves Lévesque.