De gauche à droite, Julie Boulet, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Marguerite Blais, ministre responsable des aînés et Pierre Chalifoux, directeur général de Parents-secours.

Parents-secours veut développer son volet aînés

L'organisme Parents-secours Québec vient de recevoir une aide financière de 317 800 $ du ministère des Aînés qui lui permettra de développer ses services de prévention pour les personnes âgés.
Très peu de gens sont au courant, mais le volet «aînés» existe depuis 1992 au sein de l'organisme. Faute de moyens, Parents-secours n'avait pas réussi à en faire vraiment la promotion depuis toutes ces années, à preuve, près de 80 % des usagers du service bénévole Parents-secours sont des enfants.
Pour Parents-secours, dont le budget annuel est de 117 000 $ par année, cette injection d'argent frais permettra donc de «renverser la vapeur», explique le directeur-général, Pierre Chalifoux.
Parents-secours entend en effet se doter «des outils nécessaires pour développer son site Internet, développer des outils de communication, former des bénévoles dans toutes les régions du Québec, faire en sorte qu'il y ait moins de fraudes financières chez nos aînés et développer plus de sécurité», a expliqué la ministre Marguerite Blais qui était de passage à Trois-Rivières, lundi, pour annoncer cette injection en compagnie de la ministre Julie Boulet.
Des objectifs multiples
D'une part, on veut augmenter le nombre de résidences-refuges où les aînés pourront se rendre s'ils sont blessés, s'ils se perdent ou se sentent poursuivis en faisant une marche ou en se rendant quelque part. «On veut sécuriser les quartiers de concert avec les services policiers», ajoute M. Chalifoux. Présentement, 5627 foyers-refuges existent dans 108 municipalités.
L'aide financière permettra à Parents-secours, dont le siège social est à Trois-Rivières, de donner de la formation dans ses quelque 60 comités situés dans 15 des 17 régions administratives du Québec.
Les représentants de ces comités se rendent par la suite dans des résidences pour les personnes âgées afin d'y présenter de l'information sur des thèmes comme les chutes à domicile, la fraude financière, l'abus physique. «On va avoir des outils pédagogiques pour aller donner cette information-là», dit-il. Pas moins de 10 000 bénévoles consacrent du temps à cette cause.
Le site web de Parents-secours sera aussi amélioré et agrémenté de vidéos sur divers thèmes de sécurité. «On va trouver des façons de faire pour toucher le plus de monde possible», ajoute M. Chalifoux. Parents-secours veut notamment inciter les aînés eux-mêmes à s'impliquer en tant que bénévoles. C'est que les aînés d'aujourd'hui ont connu les débuts de l'organisme il y a 35 ans. «Ces personnes-là ont déjà été foyers-refuges dans leur vie antérieure», fait valoir M. Chalifoux.
Le logo que Parents-secours utilisé depuis sa fondation (une main d'adulte tenant un enfant par la main) est connu par 90 % de la population. C'est pourquoi l'organisme n'a pas l'intention de le changer, même s'il veut intensifier son volet aînés.