La tempête de novembre a endommagé plusieurs arbres à Saint-Mathieu-du-Parc.

Parc national: encore du travail à faire

SAINT-MATHIEU-DU-PARC — La tempête de neige ayant sévi le 27 novembre a laissé des traces qui nécessitent encore du travail d’émondage et de nettoyage dans le nord de la MRC de Maskinongé et dans le Centre-de-la-Mauricie, à commencer par le parc national de la Mauricie.

Dans la région, des arbres et des branches ont cédé sous le poids de la neige. Cela a causé de nombreuses pannes de courant, sans compter les routes bloquées par des fils et des arbres.

Le parc national est à quelques heures d’ouvrir ses portes pour la belle saison. Dès le 16 mai, le parc sera en mesure d’accueillir les gens qui pourront camper aux terrains de pique-nique de la Rivière-à-la-Pêche et Mistagance, se promener dans les sentiers et naviguer sur les lacs. Mais il reste du travail à faire, comme le confirme Julie Dumont, agente de communications et de relations publiques à l’Unité de gestion de la Mauricie et de l’ouest du Québec.

«Actuellement, nous avons une trentaine d’employés ainsi que certains entrepreneurs qui s’occupent de couper les arbres endommagés, de ramasser les branches tombées, de déneiger et de balayer la route ainsi que de déneiger les sites», écrit Mme Dumont dans un courriel envoyé mardi au Nouvelliste.

Les équipes du parc national sont à pied d’œuvre depuis le 8 avril afin de préparer les lieux en vue de la nouvelle saison. Il a été difficile d’amorcer plus tôt les travaux de nettoyage et de coupe d’arbres en raison de la présence de grandes quantités de neige.

«La tempête de novembre dernier a causé beaucoup de dommages et à certains endroits, il a fallu attendre que la glace fonde afin de pouvoir dégager les arbres et branches de la route et des sites de camping», ajoute Mme Dumont, en soulignant que la direction du parc met en priorité la sécurité du public et celle de ses équipes et de ses infrastructures.

Selon Mme Dumont, il est possible que le travail de nettoyage se poursuive dans certains secteurs du parc.

Saint-Mathieu-du-Parc a été durement touchée par la tempête de fin novembre. La fonte des neiges a réservé de petites surprises à la Municipalité qui a constaté que du travail doit être réalisé pour effacer toutes les traces de ce soubresaut de Dame Nature.

«Du 21 au 31 mai, on a trois équipes d’émondeurs qui se promèneront le long des chemins publics et vont finir d’émonder les abords des chemins publics. Et on va permettre aux citoyens de déposer les branches de leur terrain le long du chemin public. On va les déchiqueter au fur et à mesure», raconte la mairesse, Josée Magny.

Les résidents des chemins privés ne seront pas mis de côté, assure la mairesse Magny. Durant la même période, ces citoyens pourront apporter leurs branches au parc des Ancêtres qui sera temporairement utilisé comme lieu de dépôt. La Municipalité va récupérer le tout et s’occuper du déchiquetage.

«Notre service des travaux publics n’est pas équipé pour faire ce travail et on ne peut pas mettre tous nos effectifs sur ce projet. Les contrats sont donnés aux trois entreprises, car on veut que ça aille plus vite», raconte la mairesse.

Josée Magny ignore les coûts reliés à cette deuxième phase de nettoyage. Elle sait toutefois que ce qui a été effectué l’automne dernier représente une dépense de 24 450 $. Ces travaux sont toutefois subventionnés à 54 % par le gouvernement du Québec.

La municipalité voisine, Saint-Élie-de-Caxton, y a aussi goûté sérieusement. La Municipalité a concentré ses énergies à dégager les routes pour permettre la reprise de la circulation automobile dans les heures et les jours qui ont suivi la tempête. Depuis trois semaines, elle s’affaire à nettoyer ses rues. Elle a embauché une entreprise privée qui dépêche deux équipes sur le terrain.

«Au fur et à mesure du dégel, on ramasse ce qui traîne. On a commencé le travail sur les routes principales, surtout entre Saint-Élie et Saint-Mathieu», dit le directeur général de Saint-Élie, Benoit Gauthier, qui s’attend à ce que toute l’opération d’élagage et de nettoyage représente une dépense variant entre 40 000 $ et 45 000 $.

Les citoyens de Saint-Élie sont autorisés à déposer leurs branches sur le bord du chemin afin que la Municipalité les réduise en copeaux. Selon le dg, Saint-Élie souhaite terminer ce nettoyage au plus tard le 15 juin.

«On demande aux gens d’être patients. On fait le maximum pour se débarrasser des branches le plus rapidement possible.»

Saint-Boniface a dû faire du travail d’élagage dans les secteurs plus forestiers, notamment dans le chemin Héroux et le chemin du lac des Îles.

«C’est là, la plus grosse dépense, observe Sylvain Privé, le directeur général de Saint-Boniface. Les travaux ont été faits à partir du 10 décembre, sur deux semaines. Ça coûte entre 20 000 $ et 30 000 $.»

Selon M. Privé, il reste quelques travaux de ramassage de branches à faire au sein de la localité. La Municipalité déposera d’ici fin-mai sa demande de réclamation auprès du gouvernement du Québec.

En février dernier, Québec a annoncé que Saint-Boniface et Saint-Mathieu sont admissibles au programme général d’aide financière à la suite de la tempête de novembre.

Saint-Élie ne comprend pas pourquoi elle a été mise de côté par ce programme. La Municipalité confirme qu’elle s’adressera à la Sécurité civile afin d’obtenir un appui financier de la part du gouvernement provincial.