Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet, et Marguerite St-Onge, alors qu’on dévoilait les croquis du futur centre d’interprétation écomaritime de l’Anse-du-Port, à Nicolet.

Parc écomaritime de l’Anse-du-Port: un nouveau centre d’interprétation verra le jour

Nicolet — On a profité du beau temps jeudi après-midi, à Nicolet, pour dévoiler les croquis du futur centre d’interprétation écomaritime de l’Anse-du-Port, qui sera aménagé au bout du stationnement qui mène à la passerelle, qui avait elle-même fait l’objet d’une importante réfection l’an dernier.

Le nouveau bâtiment d’une superficie de 115 m2 et d’une valeur de près de 350 000 $ est le fruit d’un partenariat municipal provincial fédéral et comprend notamment la démolition du chalet d’accueil actuel.

C’est Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet, qui a procédé à l’annonce. Le nouveau bâtiment, fait-elle valoir, rappelle la forme d’un bateau, un clin d’œil à l’histoire du fleuve et à la rotation des pilotes qui s’effectue dans la région, souligne-t-elle. Le design du centre est l’œuvre de l’architecte centricois François R. Beauchesne.

Le projet s’inscrit dans un processus de valorisation de ce que Mme Dubois décrit comme «le plus important attrait touristique de la municipalité». En effet, selon les derniers chiffres disponibles, l’affluence au site est de 25 000 visiteurs par année. Des chiffres qui datent et qui devraient être revus à la hausse, estime Sébastien Turgeon, conseiller en communication à la Ville de Nicolet.

Il y a un peu plus d’un an, on procédait ainsi à l’inauguration de la nouvelle passerelle, un projet de quelque 1,8 million $. De plus, tandis que l’on dévoile les croquis du nouveau centre, dont le chantier devrait être mis en branle à la fin de la présente saison touristique, des projets sont en recherche de financement pour bonifier le site.

Il s’agirait dans un premier temps d’éclairer certaines parties de la passerelle au moyen d’un système à énergie solaire. Cela permettrait notamment de sécuriser les lieux, où certains actes de vandalisme ont été commis dans le passé.

Par ailleurs, un système d’interprétation interactif de la faune, de la flore et du milieu maritime, faisant appel à la technologie Li-Fi — une première au Canada dans un tel contexte, indique-t-on — est aussi dans les cartons. Ce dernier, qui remplacerait les traditionnels panneaux d’interprétation par l’utilisation des téléphones intelligents des visiteurs, est piloté par l’organisme d’expérimentations d’innovations IVÉO et s’inscrit dans la démarche de ville intelligente préconisée à Nicolet.

Des obstacles à surmonter

Le projet de centre d’interprétation, s’il a reçu l’appui financier des instances gouvernementales, demeure pour l’instant conditionnel à l’acceptation du projet par les ministères de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et celui des Affaires municipales et Habitation.

C’est que le bâtiment projeté est situé d’une part en milieu humide et de l’autre, en zone d’intervention spéciale pour lesquelles un moratoire a été décrété sur les nouvelles constructions.

Le gouvernement du Québec conduit actuellement des consultations publiques pour entendre les doléances des citoyens à cet égard et la Ville de Nicolet a fait des représentations pour que l’emplacement où le bâtiment sera situé soit exclu de la zone inondable.

Le nouveau centre d’interprétation, «si tout va bien», précise la mairesse Dubois, devrait ainsi être inauguré au début de la prochaine saison touristique.

L’annonce du jour prenait place devant Marguerite St-Onge, veuve du Dr St-Onge, qui avait vendu les terrains où se trouve l’actuel parc écomaritime de l’Anse-du-Port.

La dame de 90 ans vient encore chaque jour de l’année dans le parc pour marcher et pour profiter de la quiétude des lieux. «Il n’y avait rien ici avant», se remémore-t-elle.

Mme St-Onge se réjouit que son mari ait pris le parti de vendre son bien à la Municipalité plutôt qu’à une entité privée et de voir ce que le parc est devenu en 25 ans.