Luc Désaulniers prendra charge du Parc de l’Île Melville de Shawinigan à compter du 24 avril.

Parc de l’Île-Melville: Luc Désaulniers devient directeur général

Shawinigan — Après une première tentative infructueuse, le conseil d’administration du Parc de l’Île-Melville confie maintenant la direction générale de cette attraction à Luc Désaulniers, un résident de Shawinigan qui possède une longue feuille de route dans le milieu touristique régional. Son entrée en fonction est prévue le 24 avril.

À la suite de son élection comme députée de Laviolette - Saint-Maurice le 1er octobre, Marie-Louise Tardif a dû quitter ce poste qu’elle occupait depuis l’automne 2006. En novembre, le conseil d’administration annonçait la nomination de Michel Lefebvre comme responsable des opérations et des immobilisations et de Guylaine Boisvert comme responsable de l’accueil et des réservations.

Cette direction bicéphale n’a même pas duré un mois. Le conseil d’administration a donc dû reprendre ses démarches. Il a confié au Groupe SFP le mandat d’encadrer la sélection du prochain directeur général. Pas moins de 42 candidatures ont été reçues et 23 autres personnes ont été approchées.

«Nous trouvions intéressantes ses idées pour améliorer notre offre, de même que son expertise dans le milieu», résume Gilles Lamarche, président du conseil d’administration, au sujet du candidat retenu.

Luc Désaulniers baigne dans l’univers touristique régional depuis plusieurs années. Géographe de formation, il a travaillé au développement récréotouristique des zones d’exploitation contrôlées de la Mauricie, pour diversifier leur offre. En 2005, il a été embauché par la Conférence régionale des élus, où il a géré les programmes de subventions liés au milieu forestier, en plus d’être responsable du tourisme. Au cours des dernières années, il travaillait à la Corporation de développement durable du Haut-Saint-Maurice et agissait comme secrétaire de la Table des préfets de la Mauricie.

Ses implications bénévoles l’ont mené aux quatre coins de la région. Depuis décembre 2016, il préside notamment le conseil d’administration de l’Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan.

M. Désaulniers a signé un contrat de quatre ans. Pour le moment, il se donne surtout le temps de bien s’imprégner de l’organisation.

«C’est la nature en ville et c’est ce que les gens recherchent», partage-t-il. «Il y a du développement et de la consolidation à faire. Chose certaine, je mise beaucoup sur les jeunes familles. Il ne faut pas passer à côté. Je veux aussi que les Shawiniganais s’approprient davantage le parc. Nous avons un magnifique joyau.»

Pour le moment, M. Lamarche ne sait pas si une deuxième personne devra être embauchée à la direction du parc, comme il était prévu l’automne dernier.

«Notre nouveau directeur général va prendre le temps de s’installer et de nous faire ses recommandations», indique-t-il.

Saison terminée

M. Lamarche a porté la Station plein air Val-Mauricie sur ses épaules au cours de l’hiver, pendant le processus de recherche du nouveau directeur général. Les activités se sont terminées le 23 mars, avec un bilan assez satisfaisant dans les circonstances. Rappelons que l’incendie du centre de services, en mai 2018, a forcé la direction à aménager des roulottes pour accueillir les visiteurs. Cette contrainte empêchait la station de louer des équipements de ski et d’offrir des cours. Par contre, la glissade sur tubes s’est bien déroulée.

«Nous avons eu des périodes de froid, au point où nous avons dû fermer une fin de semaine pour des raisons de santé et sécurité», explique M. Lamarche. «Pour le reste, nous avons fait nos frais, alors on peut être content de notre saison.»

La Ville de Shawinigan avait fait savoir, l’an dernier, qu’un nouveau chalet serait construit pour cette station en 2019.

En attendant, le nouveau directeur général veillera à la préparation de la saison de camping, une vache à lait pour le Parc de l’Île-Melville. La certification avec d’Arbre en arbre Canada fait aussi partie des dossiers à régler, puisqu’elle venait à échéance le 31 décembre 2018. «Nous sommes en réflexion à savoir si nous renouvellerons cette entente ou si nous volerons de nos propres ailes», confie M. Lamarche. «En fait, l’activité va se poursuivre, mais peut-être pas sous l’appellation d’Arbre en arbre. Actuellement, nous devons payer des redevances et c’est un montant assez important.»

Un projet pilote de trois chalets flottants était prévu en 2019, mais il est reporté d’un an, le temps que le promoteur obtienne son financement et les autorisations nécessaires.