Pannes à Parent: Hydro-Québec en mode solution

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Une rencontre a eu lieu lundi entre des représentants de la Ville de La Tuque et Hydro-Québec. Une deuxième en moins d’une semaine. Les nombreuses pannes du secteur de Parent et les travaux prévus sur la ligne de 58 km qui alimente le village étaient au cœur des discussions. La société d’État assure qu’elle est en mode solution et tente de mettre les bouchées doubles.

«Nous sommes sensibles aux préoccupations des citoyens du secteur de Parent et de leurs inquiétudes quant à une alimentation électrique de qualité. À court terme, nous sommes en mode solution», indique Élisabeth Gladu, conseillère – relations avec le milieu Centre-du-Québec et Mauricie chez Hydro-Québec.

La société d’État veut s’asseoir rapidement avec les représentants de la Ville de La Tuque afin de regarder des pistes de solution pour sécuriser l’alimentation électrique des clients du secteur de Parent.

«À titre d’exemple, nous avions une interruption planifiée le 4 août prochain. Nous avons convenu de déplacer cette interruption en septembre, mais avec des équipes de monteurs qui pourraient venir prêter main-forte à nos équipes régionales. Ceci permettrait de devancer certains des travaux prévus en 2021», note Mme Gladu.

«Notre objectif est également de travailler avec les citoyens de Parent, nos clients. De mieux comprendre leur besoin en matière de sécurité. Pour cela, il faut travailler avec les instances municipales», ajoute-t-elle.

Des représentants d’Hydro-Québec devraient se rendre à Parent, et ce, dès la semaine prochaine afin de rencontrer les clients du secteur et «prendre le pouls de la population».

«La ligne est en décrépitude, il y a des endroits où on peut passer le bras à travers des portiques de bois», a souligné pour sa part le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

«On est préoccupé par les pannes. L’électricité, c’est un service essentiel, on n’a pas à être traité comme des clients de deuxième ordre», ajoute-t-il.

Le maire Tremblay a également fait savoir que le projet principal, qui représente un investissement de près de 30 millions de dollars, n’avait toujours pas été approuvé par le gouvernement. Les élus de La Tuque demandent qu’un plan B soit déployé rapidement en attendant les travaux sur la ligne qui ont été retardés d’un an en raison de la COVID-19 notamment.

«Les gens avec qui on a parlé sont des décideurs […] Ils vont prioriser les travaux sur la ligne de transport», a-t-il indiqué.

«Ils vont ajouter des équipes de monteur de ligne pour la maintenance. Ils sont prêts à en mettre autant qu’on aura de place à les coucher, les faire manger et ce sera assujetti à ce que les pièces soient sécurisées dans un hangar pour permettre les travaux», a fait savoir le maire Tremblay.

La Ville demandait d’avoir une génératrice industrielle pour desservir le village au complet d’ici la fin des travaux. Le maire a indiqué toutefois que ce serait plutôt des génératrices qui seraient disponibles pour éviter les désagréments. Elles pourraient servir notamment à assurer les services essentiels lors de pannes.

Rappelons que les travaux sur la ligne La Vérendrye-Parent, construite en 1984, consistent à remplacer 95 des 283 structures de la ligne de 58 km, à reconstruire un segment de la ligne composée de six structures dans un secteur très accidenté et remettre les équipements et le dégagement conformes aux normes 2020. La ligne est localisée en secteur éloigné et en terrain accidenté et difficile d’accès qui nécessite l’utilisation d’hélicoptère et véhicule hors route.