De gauche à droite, les pompiers de Sainte-Ursule Pierre Béland, Antoine Fafard, Alexandre Fafard, lieutenant, et Philippe Dauphin, directeur du Service incendie de Sainte-Ursule.

Ovation pour trois pompiers blessés

SAINTE-URSULE — Le Dîner des bénévoles organisé dimanche par la municipalité de Sainte-Ursule a également été le théâtre d’une ovation pour trois pompiers ursulois, blessés au cours d’une intervention à Saint-Édouard-de-Maskinongé, l’été dernier. Les trois hommes ont reçu un certificat de reconnaissance pour les services rendus à la municipalité.

Pierre Béland, le lieutenant Alexandre Fafard et son frère, Antoine Fafard, avaient été appelés en renfort pour combattre un incendie dans le garage de l’entreprise Casaubon et des logements voisins. Alors qu’ils terminaient l’évacuation des lieux, une explosion est survenue dans le garage et a projeté un mur de briques sur eux. Ils ont été blessés aux jambes, des blessures qui ont demandé une longue convalescence.

«On est en retour progressif au travail depuis les dernières semaines, indique Antoine Fafard. Mais il y a encore de l’endurance à reprendre.»

Son collègue Pierre Béland, blessé plus sérieusement, n’a pas encore repris du collier. Cette mésaventure, si elle fait partie «des risques du métier», comme le disent les trois pompiers, l’aura toutefois forcé à abandonner la production laitière de son entreprise agricole.

De gauche à droite, les pompiers ursulois Antoine Fafard, Pierre Béland, Alexandre Fafard et le maire de Saint-Ursule, Réjean Carle.

«J’ai loué mon quota pour tout de suite, mais je pense que je ne reprendrai pas la production, explique-t-il. Avec tout ce que ça demande (physiquement), vu que j’ai une blessure au genou, c’est encore pire. On va continuer à faire les grandes cultures, des choses moins compliquées pour les jambes.»

Le quinquagénaire s’estime toutefois chanceux, d’abord de s’en être sorti vivant, ensuite, de ne pas avoir subi une telle blessure plus tôt dans sa carrière. «À 56 ans, je suis près de la retraite, alors c’est moins pire que mes collègues, qui ont 27 et 29 ans», ajoute-t-il.

La reconnaissance exprimée par la municipalité et par leurs concitoyens n’a toutefois pas fait enfler la tête des trois pompiers ursulois.

«On fait tous le même métier, comme pompiers, souligne Antoine Fafard. Ce soir-là n’a pas été chanceux, mais on va continuer à faire notre métier.»

Pour le maire de Sainte-Ursule, Réjean Carle, cette marque de reconnaissance en est une non seulement pour les trois infortunés du service de sécurité incendie de sa municipalité, mais pour tous ceux qui exercent ce métier.

«On ne voit pas toujours le travail qu’ils doivent effectuer et c’est un travail qui est très dangereux, tout le temps, soutient-il. On dirait qu’on s’en aperçoit seulement quand ça (un accident) arrive. Les gens étaient peinés de voir trois personnes blessées.»