La Ville de Trois-Rivières assure qu’elle a réussi à compléter tous ses effectifs de sauveteurs malgré les difficultés éprouvées lors du recrutement.

Ouverture des piscines extérieures: les sauveteurs se font rares

Trois-Rivières — Confrontés eux aussi à la pénurie de main-d’oeuvre qui fait rage au Québec, les responsables des piscines et plages surveillées ont fait face à beaucoup de difficultés cette année pour compléter leurs équipes de sauveteurs.

Devant souvent composer avec des employés plus jeunes qui ne gardent pas leurs emplois à long terme, les responsables des différentes étendues d’eau surveillées constatent qu’il est de plus en plus difficile de disposer d’assez de sauveteurs. Plusieurs d’entre eux doivent même changer leurs méthodes d’embauches. «D’année en année, nous n’avons pas le choix de faire preuve d’un peu plus de créativité dans notre recrutement. Cette année, nous avons eu recours à de nouveaux moyens tels que des concours ou des publications Facebook plus invitantes pour compléter nos équipes. Nous y sommes arrivés, mais non sans peine», explique la coordonnatrice des communications de la ville de Trois-Rivières, Cynthia Simard.

Les responsables de ces piscines sont aussi conscients que la situation va de mal en pis au fur et à mesure que les années avancent. «L’enjeu ne nous est pas inconnu. Il est clair que dans les prochaines années, nos méthodes devront être encore plus adaptées aux différents besoins en termes de main-d’oeuvre», ajoute Mme Simard

À Shawinigan, le problème est le même. Cependant, la Ville n’a tout simplement pas réussi à combler le manque de main-d’oeuvre. Pour cette raison, les jours d’ouverture seront limités pour certaines piscines et la plage du parc des Piles sera dépourvue de sauveteur pour la saison. Les activités aquatiques du secteur seront sous la responsabilité des usagers pour tout l’été.

En ce qui concerne les campings et les parcs de la région, la plupart d’entre eux ont réussi à trouver leurs candidats, mais ça n’a pas été une partie de plaisir pour eux non plus. «Le processus de recrutement a été extrêmement long. Nous avions besoin de huit sauveteurs et les avons obtenus après une assez longue attente», mentionne la coordonnatrice au loisir et au développement du parc de l’Île Saint-Quentin, Dannie Lahaie. Le camping H2O de Pointe-du-Lac, quant à lui, devra composer avec 35 sauveteurs cette année alors que l’administration en aurait besoin de 39 pour le bon fonctionnement de son équipe. Certains d’entre eux n’auront donc pas le choix de travailler plus qu’ils ne le voulaient pour arriver à surveiller les attractions aquatiques qui ne modifieront pas leur horaire en fonction du manque d’effectifs.

La Société de sauvetage du Québec, pour sa part, se dit consciente de la difficulté croissante du recrutement de sauveteurs, mais assure qu’elle en forme un nombre suffisant pour les besoins au Québec. Il y aurait même eu une hausse du nombre de sauveteurs formés cette année. Le manque de sauveteurs est donc, selon la société, associé davantage à un choix des sauveteurs de travailler dans un autre domaine qu’au nombre insuffisant de gens formés.

Les baigneurs de la région pourront tout de même profiter de la grande majorité des installations aquatiques dès cette fin de semaine alors que bon nombre d’entre elles ouvriront leurs portes.