De gauche à droite: Robert Mantha, vice-recteur à la recherche et au développement, Ted Hewitt, président du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, la professeure Carmen Dionne, le ministre François-Philippe Champagne et le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

Ottawa verse 4,5 millions $ à l’UQTR

Le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, s’est rendu à l’Université du Québec à Trois-Rivières, mardi, afin d’annoncer une subvention de 4,5 millions $ qui sera versée pour la recherche dans les domaines de l’éducation, de l’immigration et de la technologie.

La plus grosse part de cet investissement, soit 2,65 millions $, est réservée aux travaux dirigés par la professeure Carmen Dionne, titulaire de la chaire de recherche du Canada en intervention précoce et titulaire de la chaire UNESCO en dépistage et évaluation du développement des jeunes enfants.

Notons que 11 chercheurs de l’UQTR bénéficieront aussi des octrois qui seront versés sous forme de bourses d’études et de recherche et de subventions du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

La professeure Dionne explique que le soutien financier d’Ottawa permettra de réaliser des recherches d’une durée de 7 ans sur l’inclusion en milieu de garde.

Ces recherches sont menées en collaboration avec de nombreux organismes et partenaires, dont des milieux de garde. «En milieu de garde, il y a des enfants qui ont des besoins particuliers. Ces enfants peuvent avoir différentes incapacités, que ce soit une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou une déficience physique», dit-elle. Les chercheurs s’intéressent à ces enfants, «mais aussi à l’ensemble des autres enfants qui sont dans le groupe et comment mieux vivre et partager un milieu de garde», explique-t-elle.

Un portrait provincial sera dressé au cours des deux prochaines années afin d’examiner où en sont les pratiques inclusives en milieu de garde et le chemin qui reste à faire, indique la professeure Dionne.

Par la suite, des cibles d’amélioration de la situation seront établies et des pratiques seront «expérimentées concrètement sur le terrain», dit-elle. «On va expérimenter des solutions dans les CPE de la Mauricie et Centre-du-Québec de même qu’en Abitibi-Témiscamingue pendant deux à trois ans», précise la chercheuse.

«On veut améliorer les pratiques partenariales», ajoute-t-elle, c’est-à-dire comment les partenaires comme les garderies travaillent avec Santé et Services sociaux, par exemple, pour aider l’enfant et «faire en sorte que tout le monde y gagne», dit-elle.

Ted Hewitt, président du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada a rappelé que le gouvernement fédéral va verser, cette année, 265 millions $ à l’échelle nationale afin de soutenir 3300 projets dans les domaines des sciences humaines et sociales.

Le vaste projet chapeauté par la professeure Dionne réunit de nombreux partenaires, dont le CIUSSS MCQ, les CISSS de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent, le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, plusieurs chercheuses américaines, le Regroupement des centres de la petite enfance de la Mauricie et du Centre-du-Québec, sept CPE de la région, les ministères de la Famille et de la Santé et de Services sociaux de même que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, l’Association québécoise des centres de la petites enfants, l’Office des personnes handicapées du Québec, la Fondation Chagnon et le Réseau national d’expertise en trouble du spectre de l’autisme.