Carole Grant est la présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec.

Ordre des infirmières auxiliaires: une reconnaissance à atteindre

TROIS-RIVIÈRES — Atteindre la pleine reconnaissance du travail d’infirmière auxiliaire et assurer la relève sont les principaux défis à relever à moyen terme selon l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec.

L’ordre qui regroupe 28 612 membres au Québec, dont 1413 en Mauricie et 254 au Centre-du-Québec, vient d’amorcer une tournée de différentes régions. Le but est d’échanger avec ses membres sur ces enjeux importants de la profession, dont la pleine reconnaissance en milieu de travail.

«Dans certains établissements, c’est déjà fait, raconte la présidente de l’OIIAQ, Carole Grant. Mais dans d’autres, c’est différent. Des fois, au sein du même établissement, une infirmière auxiliaire ne fait pas le même travail d’un étage à l’autre, car l’organisation du travail est différente.»

C’est la raison pour laquelle l’OIIAQ va discuter directement avec les directions générales et les directions de soins infirmiers des établissements. Ces discussions ont l’objectif d’uniformiser la pratique des infirmières et infirmiers auxiliaires.

«L’infirmière auxiliaire est partout: dans les groupes de médecine familiale (GMF), en chirurgie, à l’urgence, en CHSLD et dans les résidences privées. Elle est la personne la plus près du patient», dit Mme Grant.

Cette dernière rappelle que si une infirmière auxiliaire ne peut évaluer un patient et ne peut donner d’antibiotiques par voie intraveineuse, elle participe à l’évaluation dudit patient et peut lui poser un soluté sans additif.

«Elle est une professionnelle de la santé qui travaille en équipe de soins. Elle peut faire des prises de sang, des soins de plaie, prendre la tension artérielle, faire des vaccins sous-cutanés», continue Mme Grant.

Quelque 1500 personnes obtiennent annuellement leur diplôme d’études professionnelles obtenu après une formation de 1800 heures. La formation est un autre aspect sur lequel l’OIIAQ veut travailler, affirme la présidente.

«La formation a été révisée en 1996. On regarde pour l’actualiser afin que l’infirmière auxiliaire ait plus de connaissances et plus de stages.»

Le taux de placement frôle les 100 %. Quelque 41 % des finissantes travaillent à temps complet.

Selon des chiffres fournis par l’OIIAQ, le salaire d’entrée dans le réseau public est de 22,04 $ l’heure. L’échelon salarial supérieur, atteint après 12 ans d’ancienneté, est de 29,72 $.