Les policiers tracent un impressionnant bilan de l'opération SHARQC.
Les policiers tracent un impressionnant bilan de l'opération SHARQC.

Opération SHARQC: une rafle sans précédent

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Au lendemain de l'opération SHARQC, qui visait à paralyser les activités des Hells Angels au Québec et de rendre inopérants les différents chapitres dont celui de Trois-Rivières, les policiers tracent un impressionnant bilan de ce qui a été accompli au terme des trois années d'enquête qui ont mené à cette rafle sans précédent.
En Mauricie et au Centre-du-Québec, les treize lieux perquisitionnés mercredi avaient été libérés de l'occupation policière hier. Dans ces différents lieux, les policiers ont pu mettre la main sur des preuves informatiques et des documents ainsi que plusieurs milliers de dollars, explique Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.
Les membres de l'escouade régionale mixte ont aussi saisi du matériel d'identification aux couleurs des Hells Angels, dont des vêtements et des bijoux, en plus de mettre la main sur une bonne quantité de drogue. On rapporte la saisie de cannabis, de cocaïne ainsi que de comprimés de substances illégales.
La perquisition menée au bunker du boulevard Saint-Jean était également terminée hier. Par contre, étant donné qu'il fait l'objet d'une ordonnance de blocage, le bunker demeurera sous le contrôle de la police jusqu'à ce que la justice ait établi si oui ou non, des activités criminelles se sont déroulées à l'intérieur des murs. Si tel est le cas, il sera saisi définitivement et deviendra la propriété du gouvernement.
Arrestations
En ce qui concerne les 38 mandats d'arrestations délivrés à l'endroit des membres en règle et des sympathisants des Hells Angels de Trois-Rivières, trente arrestations ont eu lieu à l'heure actuelle.
Sept membres en règle du chapitre trifluvien ainsi qu'un hangaround sont toujours recherchés.
Parmi les membres en règles et sympathisants arrêtés mercredi en Mauricie et au Centre-du-Québec, on compte Alain Biron (53 ans), Clermont Carrier (47 ans), Michel Charland (39 ans), Aurèle Brouillette (57 ans), Éric Giguère (36 ans), Robert Groleau (53 ans), Éric Larouche (38 ans), Steve Rainville (35 ans), Patrick Massicotte (28 ans), René Monfette (47 ans), Jean-Damien Perron (51 ans), Elliot Perry (23 ans), Stéphane Poitras (47 ans), Daniel Royer (52 ans), Gilles Robidoux (55 ans) et Sylvain Thiffault (51 ans).
L'ancien chef présumé des Hells Angels à Trois-Rivières, Marc-André Hinse, a aussi été arrêté dans le cadre de cette opération.
Toujours membre en règle du chapitre, Marc-André Hinse avait été épinglé en octobre 2007 dans un chalet de Windigo, au nord de La Tuque. Il était en cavale depuis plus de trois ans, après l'opération Corona menée en 2004 qui visait à arrêter une quarantaine de personnes liées au trafic de stupéfiants pour le compte du chapitre trifluvien des Hells.
Des 28 membres en règles visés par les mandats d'arrestation, au moins 24 le sont pour meurtre et complot pour meurtre, et 25 seront aussi accusés de gangstérisme.•