Avec une première campagne réduite de 37 à 31 jours, Opération Nez Rouge a inévitablement présenté un bilan à la baisse pour 2017 en région. ­Toutefois, un peu plus d’automobilistes québécois ont eu recours au service.

Opération Nez Rouge: 2264 raccompagnements en région

Trois-Rivières — Avec une première campagne réduite de 37 à 31 jours, Opération Nez rouge a inévitablement présenté un bilan à la baisse pour 2017, soit 53 700 raccompagnements contre 58 700 en 2016. Pour les territoires de Trois-Rivières, Shawinigan, Mékinac et Nicolet-Bécancour, 2264 personnes, dont 1299 uniquement en sol trifluvien, ont ainsi pu regagner leur domicile de façon sécuritaire alors qu’elles étaient 2831 l’an dernier.

Les organisateurs attribuent cette baisse au plus faible nombre de soirées où le service était offert. Il est passé de 37 à 31 en raison de l’adoption d’une nouvelle norme faisant en sorte que le service est désormais offert durant les quatre fins de semaine avant Noël.

La baisse s’est aussi fait sentir sur le nombre de bénévoles. Ils ont été 39 700 à se présenter à l’une ou l’autre des 61 centrales du Québec durant la 34e campagne, alors qu’ils étaient 43 000 l’année précédente.

Toutefois, un peu plus d’automobilistes québécois ont eu recours aux services d’Opération Nez rouge en moyenne chaque soir durant la campagne 2017 que durant celle de l’année précédente.

Les bénévoles au dossard rouge ont effectué 1733 raccompagnements par soir entre le 1er et le 31 décembre 2017. Il s’agit une hausse de neuf pour cent comparativement à la campagne de 2016 qui se déroulait du 25 novembre au 31 décembre.

Cette augmentation a réjoui le président-fondateur de l’Opération Nez rouge, Jean-Marie De Koninck, qui s’attendait à une plus faible demande en raison de la vague de froid qui a sévi durant la deuxième partie de la campagne.

«Je pense qu’on va s’en souvenir pour le froid sibérien qu’on a eu de façon soutenue pendant une dizaine de jours», a conclu Jean-Marie De Koninck.

Chaque raccompagnement prenait alors de 30 à 50 pour cent plus de temps parce qu’il fallait attendre que les voitures réchauffent lorsqu’elles démarraient.

Les bénévoles ont été nombreux à répondre à l’appel durant cette période, d’autant plus que «les gens sortaient moins», a souligné M. De Koninck.

Habituellement, les organisateurs doivent composer tout au plus avec trois soirées de froid glacial, a-t-il comparé.

Les organisateurs se préparent déjà à la campagne 2018 et anticipent une augmentation de la demande de raccompagnements en raison de la légalisation du cannabis.

L’application mobile, qui a été ouverte à près de 100 000 reprises, sera quant à elle améliorée dans les prochaines années. Opération Nez rouge souhaite que les bénévoles qui l’utilisent pour s’inscrire n’aient plus à imprimer de formulaire à signer. Les organisateurs veulent aussi éventuellement qu’elle permette de demander directement un raccompagnement plutôt que d’afficher uniquement le numéro à composer.

En collaboration avec la Presse canadienne