Daniel Blackburn et ses associés ont plusieurs projets dont l’un consiste à installer des serres pour les autoproducteurs de cannabis.

«On veut redonner à Nicolet-Bécancour son statut de capitale de production de cannabis»

BÉCANCOUR — «On veut redonner à Nicolet-Bécancour son statut de capitale de production de cannabis.» Et du cannabis légal cette fois. Daniel Blackburn et ses associés ont plusieurs projets dont l’un consiste à installer des serres pour les autoproducteurs de cannabis. Ils sont même en pourparlers avec le parc industriel de Bécancour pour s’installer à cet endroit.

«Les gens qui ont des permis d’autoproduction n’ont pas d’endroit pour cultiver. Ils font ça dans leur sous-sol, dans leur grenier, dans leur grange. Ça vaut ce que ça vaut. On va construire des serres de 400 pieds carrés qu’on va louer aux gens qui vont avoir des permis d’autoproduction, pour qu’ils produisent dans un endroit salubre et sécuritaire», explique M. Blackburn.

En effet, les gens qui ont une prescription pour obtenir du cannabis médical peuvent s’en procurer de deux façons, soit auprès d’un producteur licencié par Santé Canada ou en obtenant un permis auprès de Santé Canada pour produire eux-mêmes une quantité limitée de cannabis pour leurs propres besoins médicaux. Ils peuvent aussi désigner une personne qui peut produire pour eux.

Les gens qui choisissent de faire leur propre production chez eux risquent de causer des dommages à leur maison en plus d’avoir des problèmes pour la vendre par la suite.

Avec ces serres, les productions seront faites dans des conditions optimales et s’ils le veulent, du personnel pourra s’en occuper à leur place. «C’est un clé en main. Avec des caméras de surveillance. Tu vas pouvoir regarder tes plants pousser sur ton téléphone», raconte, en riant, M. Blackburn.

Pour ce projet, en plus de ses deux associés du projet de clinique de consultants, il s’est associé à un homme de la région de Montréal qui a déjà lancé une telle entreprise. «Ses serres sont pleines», raconte le résident de Bécancour. «Il nous a dit que ses clients étaient prêts à faire une heure et quart de route pour s’installer chez nous. C’est sûr que ça va être loué avant qu’on commence à bâtir», ajoute-t-il. Selon la réglementation de Santé Canada, les bâtiments ne peuvent pas contenir plus de quatre serres. Le projet devrait voir le jour dès cet été. Il n’a pas encore déterminé le nombre de bâtiments qui seront construits. On parle d’un investissement de 250 000 $ à 300 000 $ par bâtisse. Les gens impliqués dans le projet ont l’intention d’être particulièrement novateurs du côté environnemental.