Au cours des dernières semaines, les appuis auprès des paramédicaux sont venus de toutes parts.

«On veut quelque chose de concret»

La Tuque — Les ambulanciers de La Tuque veulent du concret, pas seulement des promesses. Depuis les dernières semaines, ils multiplient les appuis dans la lutte pour convertir les horaires de travail 7/14 qui existent encore, en horaires de travail à l’heure. Ils exigent des réponses claires d’ici la semaine prochaine.

«Les horaires de faction, c’est une réelle problématique à La Tuque. On a beaucoup d’appui qui ont été donnés aux paramédics de La Tuque, autant au niveau politique que citoyens», a lancé Michel Beaumier, président Syndicat régional des paramédicaux du Cœur-du-Québec.

«C’est le CIUSSS qui doit donner l’autorisation pour faire le changement. Présentement, le CIUSSS détient le budget. Qu’est-ce qu’ils attendent? Un mort? Ils ont l’argent, il faut que ça bouge», a-t-il ajouté.

Le syndicat interpelle le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, afin qu’il s’assure que les citoyens bénéficient du même niveau de services, dans des délais comparables, que ceux d’autres municipalités comparables au Québec. La question des horaires de travail est devenue centrale dans la négociation.

«Ces horaires de travail exigent des paramédicaux qu’ils soient disponibles pour tout appel durant 168 heures consécutives.»

Les ambulanciers soutiennent que ces horaires constituent un risque accru pour la population, car ils entraînent des délais supplémentaires d’intervention qui peuvent s’avérer cruciaux dans les situations les plus critiques.

«On demande que les partis politiques s’engagent fermement à défendre la cause des citoyens de La Tuque et qu’ils nous donnent des réponses d’ici la semaine prochaine. On veut savoir ce qui va arriver avec le dossier de La Tuque. On veut quelque chose de concret sur la table. Des moyens de visibilité pourraient être entrepris si on n’a pas d’informations plus précises. Julie Boulet nous a donné l’information que ça pourrait être positif, mais il n’y a rien de concret. C’est encore du ouï-dire», a indiqué Michel Beaumier.

Au cours des dernières semaines, les appuis auprès des paramédicaux sont venus de toutes parts.

En plus de l’appui du maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, des commerçants et des propriétaires de résidences privés ont accepté d’apposer les affiches du syndicat réclamant l’abolition de l’horaire de faction 7/14 afin de régler cet enjeu dans le cours de l’actuelle négociation pour le renouvellement de leur convention collective.

«En convertissant ces horaires, on améliore non seulement les conditions de vie des paramédicaux, mais également les services à la population, car cela permettra de diminuer les délais d’intervention. Les représentants de la population comprennent bien l’enjeu et ils savent qu’on doit trouver une solution sans tarder, car c’est la santé et la sécurité de la population qu’on met en danger. On dirait qu’il n’y a que le Dr Barrette qui ne veut pas le voir», a conclu M. Beaumier.