Le lien interrives de la Gabelle sème la controverse alors que deux pétitions aux intentions opposées circulent présentement.

«On ne fera pas une guerre de pétitions»

Trois-Rivières — Alors qu’une pétition pour la fermeture définitive du lien interrives de la Gabelle a été lancée la semaine dernière par les habitants du rang Saint-Flavien à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, une autre pétition fait surface de l’autre côté, cette fois-ci, pour que le lien demeure ouvert aux automobilistes.

Publiée le 24 juillet dernier, la pétition a recueilli à ce jour près de 1700 signatures. La pétition électronique nommée Maintenir la circulation au lien interrives à la centrale de la Gabelle sera envoyée aux municipalités concernées ainsi qu’à Hydro-Québec.

«Le lien offre une option d’itinéraire de choix dû à sa localisation qui réduit ainsi la circulation sur d’autres artères. De plus, le lien donne accès à de nombreuses activités qu’on peut pratiquer de chaque côté du barrage: quad, pêche, marche, hiking, raquette, etc», peuvent lire les citoyens avant d’apposer leur signature. Les partages se font d’ailleurs par centaines.

Rappelons qu’Hydro-Québec a pris la décision de fermer le lien interrives jusqu’à nouvel ordre en raison d’un accident impliquant un employé et un automobiliste. Les piétons et les cyclistes peuvent par contre y circuler à nouveau.

Le maire de Notre-Dame- du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, croit quant à lui que le lien interrives doit rester ouvert.

«On ne fera pas une guerre de pétitions. Je comprends très bien les personnes qui l’utilisent soit pour le travail ou les loisirs, car pour eux c’est facilitant d’avoir cet accès. De l’autre côté, je comprends aussi que certaines personnes subissent des désagréments par le fait qu’il y ait beaucoup de véhicules qui passent. Il y a des améliorations qui devraient être apportées pour les aider à rendre leur vie encore plus facile.»

Le maire explique que la pétition du côté de Notre-Dame-du-Mont-Carmel n’a pas encore été déposée. Va-t-elle l’être au prochain conseil?

«Nous allons voir ce qui va se passer avec tout ça», soutient le maire.

«Nous allons nous revoir pour essayer de trouver des mesures pour une solution qui rendrait le passage de la Gabelle plus sécuritaire. On va bien sûr prendre bonne note des gens qui ont signé autant d’un côté que de l’autre et prendre en considération les demandes de tout le monde. C’est certain qu’il y a une solution pour accommoder chacun des côtés», conclut-il.