Le maire Jean-Guy Dubois

«On n’a pas la compétence»

BÉCANCOUR — Le conseil municipal de Bécancour a adopté des positions plutôt mitigées dans deux dossiers, soit le moratoire sur la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre et le Registre québécois des armes à feu.

«On fait n’importe quoi, sauf de la gestion municipale. Qui a raison? Qui a tort? Parlez-nous de services municipaux, d’urbanisme, de services à la communauté, d’arts et de culture. Il va falloir qu’on arrête de tout faire. On ne connaît pas tout. Il faut prendre des positions sur tout et sur rien. La clause grand-père finit ce soir. On n’a ni la compétence, c’est-à-dire, ni la connaissance, ni la responsabilité. On n’interviendra pas sur une loi d’un gouvernement supérieur», a affirmé lundi le maire Jean-Guy Dubois lors de la séance publique.

D’abord, les élus se disent sensibles aux revendications des pêcheurs en lien avec le moratoire sur la pêche à la perchaude. Par résolution, ils demandent au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs de prendre en considération les arguments apportés par l’Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre.

«En ce sens, l’idée de réserver une ouverture limitée aux pêcheurs sportifs, avec limite de prises, nous apparaît valable et pertinente», peut-on lire. «On n’embarque pas dans la pêche commerciale», a toutefois précisé le premier magistrat.

Ensuite, en ce qui concerne la Loi sur l’immatriculation des armes à feu, le conseil municipal déclare, dans sa résolution, ne pas avoir à contester une loi provinciale en vigueur.

«On est conscient des irritants que cette loi provoque auprès des propriétaires d’armes, mais on considère que les modifications proposées par la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, sont de nature à alléger ces irritants», soutiennent les élus.

«Le conseil municipal appuie les démarches de la Fédération québécoise des municipalités qui invite le gouvernement à consulter plus largement les communautés de toutes les régions quant au suivi, à l’évaluation et la modulation des mesures proposées, notamment celles relatives à la traçabilité», a-t-on ajouté.

Lors de la période de questions, où un citoyen a exprimé sa déception dans le cas de la pêche à la perchaude, le maire Dubois s’est dit conscient «qu’on ne fera aucun heureux».

«On entend deux côtés de médaille. Pour les armes à feu, il y a deux philosophies, le Plateau Mont-Royal et le Québec des régions. Comme le dit Aristote, la justesse se trouve entre le trop et le pas assez», a-t-il conclu.