Un des groupes de jeunes est en compagnie du capitaine Jimmy Lessard, commandant de l’Escadron 646 de La Tuque et responsable de l’activité La Tuque givrée 2020 et de la capitaine Catherine Gagnon, représentante en affaire publique des zones Mauricie et Centre-du-Québec.
Un des groupes de jeunes est en compagnie du capitaine Jimmy Lessard, commandant de l’Escadron 646 de La Tuque et responsable de l’activité La Tuque givrée 2020 et de la capitaine Catherine Gagnon, représentante en affaire publique des zones Mauricie et Centre-du-Québec.

«On les sort de leur zone de confort»

La Tuque — Ça fourmillait dans la forêt d’enseignement et de recherche de l’école forestière de La Tuque, samedi. Plus de 200 personnes, dont 165 cadets âgés entre 12 et 18 ans, étaient sur place dans le cadre de l’exercice hivernal de la Mauricie. L’événement La Tuque givrée, organisé par l’Escadron 646 de La Tuque se poursuit jusqu’à dimanche.

«Ça fait longtemps qu’elle n’est pas allée à l’extérieur la jeunesse, là on les ressort dehors. On veut qu’ils prennent contact avec la nature. C’est un défi et on est là pour les accompagner là-dedans. On s’assure de leur sécurité. Les jeunes sont bien heureux, ils s’amusent et le moral est bon. Ça se passe très bien», assure le capitaine Jimmy Lessard, commandant de l’Escadron 646 de La Tuque et responsable de l’activité La Tuque givrée 2020.

«Il y a 211 personnes qui viennent des quatre coins de la Mauricie. On est privilégié de pouvoir faire ça à la forêt d’enseignement et de recherche», ajoute-t-il.

Depuis vendredi soir, les jeunes vivent un exercice de survie hivernal. D’ailleurs le froid était au rendez-vous, mais rien pour arrêter ces jeunes en quête d’expérience, d’aventure et de découverte.

«On les sort de leur zone de confort. Ils viennent ici apprendre beaucoup de choses dans un endroit sécuritaire. C’est vraiment une belle expérience», ajoute la capitaine Catherine Gagnon, représentante en affaire publique des zones Mauricie et Centre-du-Québec.

Vendredi soir, les jeunes ont eu l’occasion de rencontrer et de discuter avec le colonel honoraire et grand chef de la Nation Atikamekw, Constant Awashish.

L’action sur le terrain a commencé samedi matin. Durant une bonne partie de la journée, les jeunes ont travaillé fort pour construire leurs abris dans lesquels ils devaient passer la nuit.

«C’est vraiment le fun ! On est en équipe, on travaille tous ensemble. Ce n’est pas trop froid. Quand on est habillé comme il faut, c’est juste bien», souligne la participante Sarah Therrien qui en est à sa deuxième expérience du même genre avec les cadets.

«On crée aussi des liens et on rencontre de nouvelles personnes. De venir ici et de faire un Quinzee, c’est vraiment le fun», ajoute sa collègue Jordane Jacob.

Les jeunes ont fabriqué des abris de type quinzee.

Il faut dire que les deux filles avaient particulièrement hâte de passer la nuit dans leurs abris.

Au final, les plus jeunes auront fait l’expérience des tentes militaires avec le matériel fourni par les cadets, un autre groupe aura passé la nuit dans igloo de type Quinzee. Les plus aventuriers et expérimentés, quant à eux, auront relevé le défi en imaginant eux-mêmes un abri.

«Ils apprennent à se gérer en hiver et à prévenir le froid. Ce sont toutes des choses dont on a parlé en théorie. Ce week-end, c’est le temps de les mettre en pratique. Il y a de l’excitation et du défi», souligne le capitaine Jimmy Lessard.

Ils ont également pu voir une démonstration et en apprendre davantage sur la prévention des chutes sur la glace avec le capitaine Luc Abel du Royal 22e Régiment.

«C’était une démonstration de ice breaking. J’ai expliqué la procédure et les étapes à suivre», souligne-t-il.

Il est également allé dans l’eau, particulièrement froide à ce temps-ci de l’année, afin de bien faire comprendre aux jeunes les conseils et les procédures qu’il venait de leur enseigner.

«Quand je suis sorti de l’eau et que je n’ai pas réussi à parler parce que mon corps m’empêchait de le faire, les jeunes ont vu ce que c’était un choc thermique. Je pense que ça leur a fait comprendre l’idée générale de ne pas suivre son instinct quand ça arrive et de réfléchir», a souligné le capitaine Luc Abel.

Ce dernier avait lui-même débuté dans l’Escadron 646 de La Tuque, il y a 18 ans.

«C’est un mouvement qui m’a tout offert. Ça m’a même donné une carrière, c’était juste normal de redonner au mouvement», a-t-il lancé.

Les jeunes reprendront le chemin de la maison dimanche en milieu d’après-midi, la tête pleine de souvenirs et de nouvelles connaissances.