La cause précise de l’effondrement n’a pas encore été déterminée.

«On était dedans quelques minutes avant»

Notre-Dame-du-Mont-Carmel — Le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, se remettait difficilement de ses émotions, vendredi, après l’effondrement d’une partie du toit du garage municipal. «On était dedans quelques minutes avant», dit-il, lui et plus d’une demi-douzaine d’employés municipaux.

Luc Dostaler a donc peine à imaginer l’ampleur de la catastrophe qui aurait pu marquer la communauté montcarméloise en ce jeudi où la région se remettait péniblement de la plus grosse tempête de l’année et la même semaine où la municipalité perdait également son ancien maire, Pierre Bouchard, décédé subitement chez lui. «Bref, ça n’a pas été une bonne semaine», concluait Luc Dostaler, vendredi. Quand la toiture est tombée, il a fallu faire le décompte pour s’assurer que personne n’était à l’intérieur», raconte-t-il. «Les employés sont importants et j’ai eu très peur», dit-il.

En matinée, un ingénieur en structure de même qu’un représentant de la compagnie d’assurances se sont présentés pour essayer de comprendre ce qui venait de se passer. La réponse, le maire ne l’avait pas encore vendredi après-midi. La Municipalité devra retirer la toiture et les fermes de toit tombées sur les boîtes des deux camions qui étaient garés à l’intérieur. «On a cinq équipements pour déneiger, à la Municipalité. On en a perdu deux», dit-il, du moins temporairement. À première vue, les dommages sur les camions ne semblent pas majeurs, toutefois. «On va les faire expertiser», précise le maire.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la Municipalité a dû quand même composer avec la nouvelle couche de neige qui s’est abattue sur la région, vendredi. «On a réussi à louer un gros tracteur d’un cultivateur qui comporte une gratte», indique le maire. Le déneigement s’est peut-être fait moins vite, mais au moins, il a pu se faire malgré la tragédie, notamment dans les rangs.

Les deux murs, avant et arrière de la section effondrée du garage municipal, seront également retirés. Cela, explique le maire, permettra aux spécialistes de mieux comprendre pourquoi la structure a cédé.

«Une fois ça fait, ils vont repasser pour voir si les structures de chaque côté sont correctes ou s’il faut les démanteler aussi», indique M. Dostaler en ajoutant que les experts ont «trouvé ça extrêmement curieux que la structure se soit effondrée avec une accumulation d’à peu près deux pieds au maximum, à certains endroits.

Le maire indique que le bâtiment n’a pas été déneigé, au cours de l’hiver. «De mémoire, ce n’est pas un bâtiment qui était déneigé parce que c’est une couverture en tôle avec une certaine pente qui faisait que la toiture se vidait tout le temps. «Il n’y a jamais eu une accumulation plus importante que ça», dit-il. Même en 2008, l’année où la région avait connu les plus importantes accumulations, «ça n’avait pas été nécessaire de le faire», rappelle-t-il.

Il y a deux ans, la Municipalité avait mis plus de 300 000 $ en rénovations au garage municipal, notamment sur la couverture, le parement extérieur et l’isolation, le tout fait avec un plan d’ingénierie et un entrepreneur.

Le maire assure qu’il n’y a pas eu négligence. «Depuis deux semaines, des équipes travaillaient sur plusieurs structures. À l’inspection visuelle, on voit s’il y a des accumulations importantes», assure-t-il.

«Ce ne sont vraiment pas de bons moments», confie le maire. «Lundi, on a eu l’assemblée du conseil et on venait d’acheter pour 1 million $ de machinerie, des équipements pour renouveler la flotte», dit-il. «Beaucoup d’argent a été investi sur les bâtiments depuis deux ou trois ans, l’hôtel de ville, le garage, la salle à côté. On sait qu’on va avoir l’air de ne pas être à notre affaire, mais je sais qu’il n’y a pas eu négligence, autant administrative que du côté des employés», assure le maire.