Le député Alain Rayes est le lieutenant politique des conservateurs au Québec.

«On doit libérer les voies»

Trois-Rivières — «Je ne sais pas ce que le gouvernement cherche à négocier, mais il n’y a pas de négociations. Ce sont des gestes illégaux. On doit libérer les voies et s’assurer que les ressources puissent voyager au pays.»

Alain Rayes s’explique mal pourquoi le gouvernement Trudeau n’agit pas prestement afin de régler le blocage de voies ferrées au Canada étant donné les impacts négatifs sur le transport des citoyens et de marchandises. Le lieutenant québécois du Parti conservateur du Canada rappelle que le gouvernement doit faire preuve de leadership afin de régler ce dossier qui ne cesse d’avoir des conséquences sur le transport de différents produits et qui influencera à la hausse le prix de plusieurs d’entre eux, soutient-il. Voilà pourquoi il souhaite que les injonctions émises contre ces blocages soient appliquées sans tarder afin que la crise ferroviaire liée à un projet de gazoduc en Colombie-Britannique prenne fin.

«Ces coûts sont majeurs pour l’ensemble des acteurs du milieu. On est rendu à la 11e journée. C’est une situation qui, à nos yeux, est inconcevable. On en revient à la volonté politique. On parle, on parle, mais les actions ne se posent pas. On dirait qu’après 11 jours, le gouvernement vient de réaliser qu’il y avait une crise. On salue le fait que le premier ministre finisse par se rendre compte d’être au pays pour régler les problèmes», souligne le député conservateur de Richmond-Arthabaska concernant la décision de Justin Trudeau de laisser tomber un voyage officiel à la Barbade en raison de cette crise du transport ferroviaire.

M. Rayes était de passage à Trois-Rivières, lundi, afin de rencontrer le maire, Jean Lamarche, et de renouer avec les candidats conservateurs régionaux de la dernière élection. M. Rayes a profité de sa visite en sol trifluvien pour rappeler notamment que le Parti conservateur du Canada est d’accord avec la mise en place d’un train à grande fréquence entre le Québec et l’Ontario et qu’il faut soutenir les victimes de la pyrrhotite.

«Le TGV est un projet porteur quand on parle d’environnement, de mobilité des individus, de désengorger les routes. Via a clairement démontré que toutes les études étaient faites. Tout ce que ça prenait est une volonté politique et c’est ce qui manque clairement. Au niveau de la pyrrhotite, prendre les revenus des amendes de SNC-Lavalin est une avenue intéressante. Il faut trouver une solution à ce problème et il faut que le gouvernement fasse preuve de leadership. La région de Trois-Rivières a un ministre qui a été ministre des Infrastructures, François-Philippe Champagne. Il va falloir que des actions concrètes soient posées.»

Une place pour Lévesque

Alain Rayes a courtisé Yves Lévesque durant un certain temps avant que l’ancien maire de Trois-Rivières accepte de faire le saut en politique fédérale avec les conservateurs.

Le député de Richmond-Arthabaska a pris un café avec M. Lévesque après sa visite au bureau du Nouvelliste. Il souhaite qu’Yves Lévesque soit de la course lors du prochain scrutin qui devrait avoir lieu d’ici environ un an.

«Je pense que les gens vont constater que, des fois, il faut perdre quelque chose pour se rendre compte de ce qu’on avait. Les gens vont constater que son côté combatif était une garantie de succès dans bien des dossiers. C’est un bagarreur, un travaillant, un amoureux de sa région. Je pense que les prochains mois vont démontrer à la population ce qu’il pourrait apporter avec nous au fédéral», analyse M. Rayes qui confirme une fois de plus son absence de la course à la direction du Parti conservateur du Canada.