Les élèves de Saint-Élie-de-Caxton vont fréquenter l’école des Explorateurs jusqu’à la relâche.

«On a refait une école dans une école»

Trois-Rivières — Comment aménager une école en moins de 24 heures? Il faudrait le demander à la Commission scolaire de l’Énergie qui a dû mettre en place de toutes nouvelles classes pour les enfants de Saint-Élie-de-Caxton après l’évacuation de leur école, mercredi, en raison des accumulations de neige sur la toiture.

«On a refait une école dans une école. Ça paraît banal, mais aménager une école pour 135 élèves en moins de 24 heures, c’est quand même assez exigeant pour nos gens. Mais ils ont réussi, et aujourd’hui [jeudi], on est organisé. Quand je dis organisé, ce n’est pas juste installer des bureaux et des chaises, c’est aussi s’assurer que tout est en place pour qu’ils puissent utiliser le matériel informatique qu’ils avaient dans leur école», explique Denis Lemaire, directeur général de la Commission scolaire de l’Énergie.

Les élèves de Saint-Élie sont relocalisés à l’école des Explorateurs, dans le secteur Shawinigan-Sud, jusqu’au 1er mars, le temps que des travaux correctifs soient effectués dans leur établissement scolaire. Dès que la décision fut prise en après-midi mercredi qu’ils allaient être évacués pour une durée de plusieurs jours, ce fut le déclenchement d’un grand chambardement. «On a la chance que le deuxième étage de l’école des Explorateurs n’est pas utilisé présentement. On avait sept classes vides», précise M. Lemaire. Quelque 75 enfants du préscolaire fréquentent l’école des Explorateurs, qui est située sur la 125e Rue.

Une quinzaine de personnes ont travaillé d’arrache-pied pendant des heures pour que tout soit prêt à temps. Les élèves ont pu découvrir, jeudi matin, le lieu qui est devenu leur nouvelle école jusqu’à la relâche. Et comment les enfants se sentaient-ils jeudi face à ce bouleversement? «Énervés», nous a confié un parent.

M. Lemaire est satisfait de la façon dont s’est déroulée la relocalisation. «Les échos que j’ai eus ce matin, c’est que l’équipe-école de Saint-Élie a vraiment fait un super bon travail pour encadrer les jeunes, et que le transfert s’est très bien effectué. L’important, c’est que la sécurité des jeunes ne soit pas négligée, et à ce niveau-là, on a atteint notre but.»

Rappelons que l’école Villa-de-la-Jeunesse, qui a été construite en 1960, a été évacuée en raison de l’apparition de fissures. Il semble que dans l’entretoit, des membrures présentent des signes d’affaiblissement. Elles seront donc solidifiées. «Il est clair que présentement, il n’y a pas de risque d’effondrement. On est loin de là, mais pendant les travaux, on préfère que les jeunes ne soient pas là en cas qu’une problématique se présente», explique le directeur général.

Il est confiant que les travaux soient terminés à temps pour la fin de la relâche. «On va tout faire pour que ce soit terminé avant le retour de la relâche. On veut perturber les jeunes le moins longtemps possible.»

Les bâtiments de la Commission scolaire continuent d’être inspectés et déneigés. Tous ces travaux entraînent des coûts importants et le budget réservé à cet aspect est déjà dépassé. L’hiver 2007-2008, au cours duquel étaient tombées des précipitations records, avait engendré des coûts supplémentaires de 200 000 $. «En date d’aujourd’hui, on peut anticiper que ça va être au moins sinon plus dispendieux que ce qu’on avait connu à l’époque. Là, on a une certaine nervosité parce qu’on est encore loin d’être rendu à la fin du mois de mars. Mais pour nous, ce qui est vraiment important, c’est la sécurité des jeunes.»

Les deux autres commissions scolaires de la région n’ont pas connu de problématiques de l’ampleur de celles rencontrées par l’école Villa-de-la-Jeunesse. Toutefois, la partie préfabriquée de l’école Richelieu, sur la rue de Courcelette, à Trois-Rivières, n’est plus accessible. À cet endroit, se trouvent le service de garde ainsi que le local de musique. La Commission scolaire du Chemin-du-Roy attend les conclusions d’une firme d’ingénierie avant de déterminer si cet endroit peut être à nouveau fréquenté par les élèves.

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy anticipe aussi des dépassements de coûts. «Le budget est déjà dépassé et il reste encore tout le mois de mars. Mais il reste que c’est beaucoup moins cher de déneiger des toits que de refaire des toitures», note Anne-Marie Bellerose, porte-parole.

La Commission scolaire de la Riveraine mène aussi des opérations de déneigement. Après l’école secondaire Les Seigneuries, les écoles Curé-Brassard et Marie-Sophie sont les prochains bâtiments à être déneigés. «Il n’y a pas de problématique particulière, c’est vraiment par prévention», précise Pascal Blondin, secrétaire général de la Riveraine.