Henri Provencher, le grand-père de la petite Cédrika, invite tout le monde à faire un don d’un dollar à la Fondation Cédrika Provencher pour lui permettre de continuer sa mission.

«On a besoin d’argent»

TROIS-RIVIÈRES — Pour un organisme comme la Fondation Cédrika Provencher, chaque don compte. Sans le soutien de la population, la fondation créée à la suite de la disparition en 2007 de la jeune Trifluvienne n’arriverait pas à mener à bien sa mission de prévenir les enlèvements d’enfants. Voilà pourquoi l’organisme sollicite des dons d’un dollar, un montant que tout le monde peut offrir.

«Un dollar, tout le monde peut donner ça. Même un enfant ou quelqu’un qui n’est pas très fortuné peut donner ça facilement. Tout le monde peut avoir un dollar dans ses poches», lance en entrevue le grand-père de Cédrika Provencher, Henri Provencher.

«Nous avons besoin de ce don d’un dollar pour faire avancer les projets de la fondation. [...] Ça permettrait peut-être de sauver des vies.»

Il est possible de contribuer à la campagne de financement de la Fondation Cédrika Provencher directement sur le site Internet de l’organisme au fondationcedrika.org. De plus, Henri Provencher invite les dirigeants d’entreprises à installer des tirelires dans leur commerce pour recueillir des dons supplémentaires. La Fondation évoque aussi la possibilité que des employeurs, groupes d’employés ou syndicats retiennent à la source un dollar par travailleur.

«On peut donner de toutes les façons possibles. Ça n’empêche pas de mettre 5, 10 ou encore 15 $. Mais tant que le dollar est donné», précise M. Provencher qui note que cette campagne de financement n’est «qu’un début».

Depuis sa création, la Fondation Cédrika Provencher est financée que par les dons du public et toutes les personnes qui y travaillent le font bénévolement.

«On doit pouvoir un moment donné faire autre chose pour avoir quelqu’un en place. On peut avoir besoin d’un spécialiste pour s’occuper d’un projet et le faire avancer. Mais pour ça, on a besoin d’argent», soutient celui qui est aussi à l’origine de la fondation.

«Il y a tellement toutes sortes de beaux projets, mais il n’y a rien qui se passe en réalité parce qu’on a besoin d’argent. On est rendu là, malheureusement. C’est le nerf de la guerre et c’est actuellement ce dont nous avons besoin.»

Parmi les projets sur la table à dessin de la Fondation Cédrika Provencher, il y a le développement d’une application mobile pour téléphone cellulaire pour permettre de retrouver rapidement un enfant après sa disparition. «C’est la priorité de la fondation actuellement. L’application Mobilisation Cédrika permettrait d’éviter d’autres disparitions comme celles de Cédrika ou du petit Ariel Jeffrey Kouakou», espère le grand-père de la fillette disparue en 2007 puis assassinée.

Par ailleurs, la fondation a un projet d’aller à la rencontre d’écoliers dans les classes des écoles pour les sensibiliser au risque des enlèvements. Un projet de portail réunissant aussi des organismes de partout sur la planète pour que les interventions soient plus rapides lors de disparitions d’enfants. «On est obligé de reporter tout ça, car on est contraint d’avancer à pas de tortue. Ce sont des choses qui pourraient être utiles très rapidement», estime Henri Provencher.