Francine Plante est aux prises avec un problème de vermine depuis plusieurs mois.

Office municipal d’habitation de Trois-Rivières: épuisée de vivre avec de la vermine

TROIS-RIVIÈRES — «Ça fait plus de 8 mois que j’ai un problème de mulots, de rats, de souris, de tout ce que vous voulez», soupire Francine Plante. La dame n’en peut plus d’entendre gratter entre les murs et de tomber sur des vermines ou leurs excréments dans son trois et demi de l’Office municipal d’habitation de Trois-Rivières (OMH), sur la rue Saint-Paul.

«Je suis vraiment angoissée. J’ai peur d’arriver quelque part et de tomber face à face avec un rat. Je tiens mes portes fermées pour ne pas qu’ils se promènent et qu’ils viennent dans ma chambre. J’ai de la misère à dormir», déplore-t-elle.

La situation a culminé la fin de semaine dernière. Elle dit avoir constaté la présence de trois de ces animaux au cours de la fin de semaine dont un dans la salle de bain. «Je l’ai entendu gratter toute la nuit. J’avais peur d’aller à la salle de bain.» Les deux autres se trouvaient dans la cuisine et le salon. «Je l’ai vu sauter de mon système de son à la plinthe électrique sous la fenêtre dans le salon. Il est entré dans le trou de la plinthe électrique. Après, il est allé en arrière de la causeuse. Je n’ai pas osé avancer la causeuse, j’ai peur.»

La dame de 58 ans, qui vit seule, a alors contacté l’OMH parce qu’elle ne peut pas appeler elle-même un exterminateur. Le règlement est de contacter l’OMH qui ensuite fait appel à un spécialiste. Mais étant donné que c’était la fin de semaine, son appel n’a pas eu de suite. «Ils répondent juste aux urgences les fins de semaine. Ils n’ont pas réagi à mon appel en fin de semaine quand j’avais trois rats dans la maison et que je ne pouvais presque pas bouger. Ils ne se sont pas servis de leur jugement et ils n’ont pas jugé que c’était une urgence.»

Elle n’a pas apprécié la façon dont le téléphoniste a traité son appel. «Je lui ai dit que ça pressait, que j’étais en train de faire une crise de nerfs. Il a pris un ton autoritaire et méprisant comme si j’étais un enfant et il m’a raccroché la ligne au nez.»

Mme Plante a trouvé ce rongeur dans sa cuisine lundi. Ces bestioles lui empoisonnent la vie.

Finalement, elle a appelé son frère à la rescousse qui est venu poser plusieurs trappes, mais les petites bêtes n’ont pas mordu à l’hameçon. Toutefois, Mme Plante a trouvé un rongeur mort lundi dans sa cuisine.

Des exterminateurs sont venus trois fois au cours des derniers mois, soit en janvier, mars et octobre, pour régler son problème. L’un d’eux a attrapé cinq rats. Un exterminateur est aussi venu la semaine dernière après que Mme Plante a vu un rongeur dans son bain. Elle a réussi à attraper la bestiole avec une serviette et à la mettre dehors. «J’ai jeté la serviette et j’ai nettoyé mon bain à l’eau de javel», raconte-t-elle dégoûtée. Cette dernière aimerait d’ailleurs pouvoir appeler l’exterminateur elle-même lorsqu’elle a un problème.

À l’OMH, on affirme faire tout le nécessaire pour régler la situation. «Un fournisseur en extermination est intervenu chez Mme Plante le 18 octobre dernier. Mais il y a toujours un délai entre le moment où l’exterminateur fait son intervention et la vérification par la suite. Il faut laisser le temps aux professionnels de faire leur travail. Je sais que c’est inquiétant parfois. On peut avoir peur des souris, des mulots, des rats, mais il faut d’abord les attraper ces petites bestioles-là», note Marco Bélanger, directeur général de l’OMH de Trois-Rivières.

Pour ce qui est de son appel à l’aide de la fin de semaine dernière, M. Bélanger affirme que l’intervention téléphonique fait l’objet de vérifications. «En fin de semaine, c’était la relève téléphonique. C’est un service externe à celui de l’OMH de Trois-Rivières. Nous, on a vérifié nos appels de service et il semble qu’un appel n’a pas été pris en considération. Ceci dit, on est en train de vérifier avec notre fournisseur cette question-là.»

Mme Plante vit à cet endroit depuis 1998 et elle n’avait jamais eu un tel problème auparavant. Ce n’est pas une question de propreté, puisque Mme Plante prend un soin jaloux de son logement.

À l’OMH, on assure que ce genre de problème n’est pas courant. «Oui, il y a toutes sortes d’interventions. On a 1690 logements à gérer à Trois-Rivières. On a des soucis de toutes sortes : des fourmis, des araignées, des mouches à fruit, des coquerelles, des punaises, des rongeurs, ça fait partie de la gestion immobilière, mais on n’est pas aux prises avec une épidémie ou un problème particulier», précise M. Bélanger.