Danny Bellemare et Simon Dionne ont été choisis par la Fondation La Canopée avec William Desaulnier (absent sur la photo) pour prendre part à l’expédition Cotopaxi 2020. Ils sont entourés de Luc Belle-Isle, directeur général de la fondation, ainsi que de Pascal Guité du réseau Énergie, deux des accompagnateurs du voyage.

Objectif Cotopaxi 2020

TROIS-RIVIÈRES — La Fondation La Canopée permettra en 2020 à trois jeunes hommes de la région atteints de déficience intellectuelle ou d’un trouble du spectre de l’autisme de réaliser l’expérience d’une vie. Dans un peu plus d’un an, ils se rendront en Équateur pour gravir le Cotopaxi, le plus haut volcan en activité au monde.

Les trois athlètes — c’est le nom donné aux participants de ce voyage ayant une différence — sont Simon Dionne, Danny Bellemare et William Desaulnier. Ces trois jeunes hommes ont déjà hâte de gravir le colosse de 5897 m d’altitude situé dans la cordillère orientale des Andes.

«Je suis vraiment content d’aller en Équateur pour la première fois. Ça va être une belle expérience», avouait mercredi Danny Bellemare à la suite de la conférence de presse présentant les grandes lignes du voyage ainsi que l’identité des athlètes retenus par la Fondation La Canopée.

À l’instar de son camarade Danny Bellemare, Simon Dionne a déjà gravi des montagnes. Celui-ci souligne qu’il apprécie grandement les magnifiques paysages que l’on peut voir qu’au sommet des montagnes. Bien qu’il soit situé dans un pays tropical, le sommet du Cotopaxi est si élevé qu’on y retrouve un glacier. La préparation des participants tiendra en compte cette réalité.

Même s’ils vivent avec une petite différence, les trois athlètes sélectionnés sont très actifs. Danny Bellemare travaille comme commis dans la cour à bois de la quincaillerie Patrick Morin, Simon Dionne travaille à la succursale du boulevard des Forges de Canadian Tire et William Desaulnier, qui était absent lors de la conférence de presse, est élève à l’Académie les Estacades.

Au cours de la prochaine année, les trois athlètes suivront un programme d’entraînement qui les préparera à la montée du Cotopaxi. Une sortie au mont Washington en hiver est d’ailleurs prévue pour qu’ils puissent se familiariser avec les crampons essentiels sur un glacier. «On va se mettre en forme durant la prochaine année et faire les campagnes de financement», ajoute Danny Bellemare.

Les trois jeunes hommes seront accompagnés dans leur aventure de 15 participants, dont l’ancien ministre et député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard. Si les athlètes n’ont aucuns frais à débourser pour prendre part à ce voyage, les participants doivent payer leur périple. Ceux-ci doivent également amasser 4000 $ chacun au cours de la prochaine année pour la Fondation La Canopée. L’objectif est donc de récolter 50 000 $ qui feront la différence pour des personnes présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme de notre région.

Il est déjà possible d’aider les participants en donnant directement sur le site www.cotopaxi2020.com. La Boucherie J.C. Fortin de Saint-Étienne-des-Grès a décidé de participer à sa façon au financement avec saucisse Cotopaxi. Pour chaque emballage vendu, la boucherie remettra 1 $.

Officiellement en activité, le Cotopaxi n’a pas grondé depuis 1877, au moment de sa dernière éruption. L’arrivée au cratère de ce volcan des Andes situé à 5897 m d’altitude n’est toutefois que la dernière étape d’un voyage de deux semaines. «On a un premier trek de trois jours dans une région montagneuse verdoyante et tropicale. Ensuite, la deuxième partie est dans les plateaux des Andes à haute altitude dans un environnement désertique. Par la suite, on se rend au camp de base du Cotopaxi pour faire l’ascension», explique Luc Belle-Isle, directeur général de la Fondation La Canopée. «On devrait faire l’ascension autour du 16 ou 17 janvier 2020. On va partir très tôt le matin et l’ascension se fait en huit heures.»

Ce voyage permettra aux trois athlètes de dépasser leur limite et de vivre une expérience très enrichissante. «C’est énorme pour eux. Ils ne seraient jamais capables de vivre une expérience comme ça sans la fondation. Ils ont la chance d’aller là avec des gens qui vont les encourager», note M. Belle-Isle. «Mais Simon et Danny ont beaucoup de persévérance.»

En terminant, Cotopaxi 2020 se veut une expédition qui respecte l’environnement. Pour y arriver, la Fondation La Canopée s’engage pour les deux prochaines années à respecter les principes du Pacte pour la transition avec diverses mesures.