Robert Aubin

NPD: la communication à améliorer

Le Nouveau Parti démocratique devra revoir sa façon de communiquer ses messages afin d'améliorer sa performance, croit Robert Aubin.
Le député sortant de Trois-Rivières a échappé de justesse à la vague libérale qui a permis à Justin Trudeau de prendre le pouvoir à Ottawa. La débarque monumentale subie par les néodémocrates forcera les membres du parti à réfléchir à la situation.
«Le verdict est clair, reconnaît M. Aubin. Il faut étudier pourquoi le message n'a pas passé et comment véhiculer les messages pour qu'ils soient mieux entendus. Quand on nous dit qu'on a été dépassé sur la gauche par le Parti libéral, j'ai de la difficulté à croire ça.»
M. Aubin rappelle la politique néodémocrate à propos de la participation financière des entreprises à l'assiette fiscale canadienne. Le NPD voulait augmenter le taux d'imposition des grandes entreprises pour dégager de nouvelles sources de revenus.
«Les libéraux n'oseraient pas aller là. On est un parti à gauche, mais la perception a été que les libéraux étaient plus à gauche au moment où ils ont annoncé qu'ils allaient faire des déficits, alors que le NPD présentait un budget équilibré. Cela a été perçu comme de l'austérité, alors qu'on n'a pas annoncé de hausse de taxes pour les citoyens.»
M. Aubin a conservé son siège à l'arraché, mais d'autres collègues du caucus néodémocrate ne peuvent en dire autant.
«On a perdu des piliers comme Megan Leslie dans Halifax et Peggy Nash en Ontario. Le groupe Les Bons Jack (le groupe de musiciens du NPD) a été décimé, je suis le seul à survivre», déplore M. Aubin, qui se réjouit d'autre part de voir le taux de participation à l'échelle nationale flirter avec les 70 %.
martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca