De gauche à droite: Michel Angers, maire de Shawinigan, le ministre Jean Boulet, Jean-Sébastien Roy (à l’avant), directeur général du Séminaire Sainte-Marie et Marie-Claude Boulanger, directrice générale de la Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie.
De gauche à droite: Michel Angers, maire de Shawinigan, le ministre Jean Boulet, Jean-Sébastien Roy (à l’avant), directeur général du Séminaire Sainte-Marie et Marie-Claude Boulanger, directrice générale de la Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie.

Nouvelle Zone Techno Desjardins au Séminaire Sainte-Marie

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Shawinigan — Il existe désormais une grande salle, au Séminaire Sainte-Marie de Shawinigan, remplie d’ordinateurs à la fine pointe et au décor futuriste où les élèves pourront se rendre pour apprendre à faire du code, à programmer, à faire de la robotique et même découvrir les technologies 3D. C’est la nouvelle Zone Techno Desjardins.

«C’est un milieu qu’on a adapté pour que nos jeunes puissent avoir des ateliers sur le codage, la programmation, en fait, les nouveaux métiers qui s’en viennent pour le prochain siècle et on veut être à la page», indique le directeur général, Jean-Sébastien Roy. «Notre Zone va aussi être utilisée pour nos sports électroniques», ajoute-t-il.

Selon lui, ailleurs, dans les écoles du Québec, «il y a des choses en robotique qui se font, mais des ateliers de codage et de programmation, je n’en ai pas trouvé d’autres», dit-il.

Le directeur précise que les formations qui se donneront dans ce local ne seront pas livrées sous forme d’activités parascolaires. «On veut que les jeunes par défaut, si l’on peut dire ça comme ça, soient inscrits à l’intérieur de nos cours. Pendant qu’ils font des sciences, des arts plastiques, des mathématiques, on va intégrer des ateliers à même la grille des matières», explique-t-il. «Tous les jeunes de l’école vont en bénéficier.»

M. Roy précise qu’il ne s’agit là que d’une initiation. «On n’a pas la prétention de dire qu’ils vont partir d’ici et s’en aller directement sur le marché du travail. On leur montre un peu ce que sont ces métiers-là. Peut-être qu’on va semer quelque chose qui va faire en sorte qu’ils vont continuer au Cégep de Shawinigan après, peut-être à l’université et aboutir sur un métier puis revenir dans la région», fait-il valoir.

L’arrivée du nouveau directeur général, il y a environ un an, fait déjà sentir ses effets au SSM. Alors que le nombre d’élèves était en chute libre, le SSM est maintenant en remontée. «Depuis l’an passé, on a eu 15 % d’augmentation de clientèle. Les gens voient qu’il se passe quelque chose au Séminaire. On a amélioré l’offre. On a 98 % de taux de diplomation et on veut le conserver, mais on voulait ajouter des choses pour que même ceux qui n’aiment pas l’école, en général, soient intéressés quand même à venir pour faire autre chose», explique le directeur de l’établissement qui comporte aujourd’hui 195 élèves.

Le projet totalise un investissement de quelque 52 000 $, dit-il, dont 35 000 $ ont été fournis pas le Fonds de 100 M$ créé en 2016 par le Mouvement Desjardins. La contribution de Desjardins veut permettre au Séminaire Sainte-Marie de devenir un tremplin dans le développement à long terme de la main-d’œuvre dans le domaine du numérique.

Le directeur du Cégep de Shawinigan, Éric Milette, salue cette initiative. «Le Cégep de Shawinigan souhaite accueillir les élèves qui voudront poursuivre dans cette voie au niveau collégial», dit-il.

Shawinigan, rappelons-le, est reconnue comme le troisième pôle du numérique au Québec. En plus de Desjardins, le projet a reçu l’appui de plusieurs autres entreprises de la ville, dont Rum & Code et Shawinigan Aluminium qui y voient d’éventuelles possibilités intéressantes de recrutement.

Le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, un ancien du SSM, était présent à l’inauguration du nouveau local. «Il y a un défi de rareté de main-d’œuvre au Québec. On a aussi, dans notre région, au-delà de 3000 postes vacants et on a un taux de chômage de 5,5 %. Il faut apprendre, au Québec, non pas à travailler plus, mais à travailler mieux. Ça passe par le développement, les nouvelles technologies, l’automatisation, l’informatisation, la recherche, l’intelligence artificielle», dit-il.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, croit qu’avec la Zone Techno, «on roule sur l’autoroute du XXIe siècle.»