Le 15 mars dernier, une marche pour le climat avait eu lieu, notamment sur les terrains de l'UQTR.

Nouvelle manifestation le 27 avril pour les défis environnementaux planétaires

TROIS-RIVIÈRES — On manifestera une nouvelle fois pour la planète. Le 27 avril, en effet, le collectif La Planète s’invite à l’université – UQTR invite la population à un rassemblement afin de conclure la Semaine de la Terre.

L’activité se déroulera à 13 h au parc Champlain. Les participants seront invités à laisser des messages aux candidats à la mairie de Trois-Rivières sur l’état de la planète et à accrocher ces messages à une corde à linge installée sur place.

L’Association générale des étudiants de l’UQTR tiendra également un référendum concernant la tenue d’une nouvelle journée de grève prévue pour le 27 septembre afin de joindre le mouvement Earth Strike qui demande des actions immédiates pour répondre à l’urgence climatique.

Rappelons que le 15 mars, sept étudiantes sages-femmes s’étaient rendues à la marche pour le climat et avaient pris part à la journée de grève étudiante pour cette cause même si l’UQTR n’avait pas accordé de levée de cours. Ce faisant, elles ont toutefois manqué un examen important qu’elles n’ont pas eu la permission de reprendre, ce qui les empêche maintenant d’accéder à leur dernière année d’études. Les étudiantes contestent la décision de l’UQTR et des démarches juridiques sont en cours entre les deux parties.

La porte-parole de La Planète s’invite à l’université, Valérie Deschamps, croit que «bien que l’institution n’ait pas pris en considération le vote de grève démocratique, il faut être plus solidaire. Le vote de grève n’a pas été respecté par tout le monde et il y a eu des conséquences par rapport à ça. Si tout le monde avait été solidaire, il n’y aurait pas eu ce genre de conséquence là. Oui, l’université est peut-être pour la tenue des cours, mais répondons par la solidarité pour ne pas que ces choses-là arrivent», dit-elle.

«Il faut montrer qu’on est uni face à la crise climatique et également face au manque... je pense que je pourrais presque dire au manque de jugement de la part de l’Université qui ne veut pas donner de levée de cours. Si jamais elle va encore dans cet angle-là, il faut répondre par la solidarité», dit-elle.

La Planète s’invite à l’université –UQTR exige des actions concrètes de la part de tous les paliers gouvernementaux. Elle demande notamment la création d’un programme obligatoire d’éducation à l’écologie et de sensibilisation à la crise climatique pour les élèves du primaire et du secondaire de même que pour les étudiants en formation professionnelle et technique et du collégial.

Le mouvement demande également aux gouvernements d’adopter une loi climatique qui, à l’aide de la décroissance, permettra d’atteindre les cibles recommandées par les experts et de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 º C par la réduction des émissions de CO₂ et de méthane.

Le mouvement demande aussi aux institutions d’enseignement, au Régime de retraite de l’UQ et à tous les paliers gouvernementaux une totale transparence concernant leurs investissements dans les énergies fossiles.

Le collectif souhaite également que le gouvernement respecte la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones jusqu’à consultation des communautés.

Finalement, le LPSU– UQTR demande que l’UQTR devienne un campus vert.